• Chloé

Mille & un mots avec... Nina Gorlier

Mille & un mots avec... Nina Gorlier

La féerie au bout des doigts


La vingtaine tout juste franchie, Nina Gorlier nous proposait son premier roman, La Bête du Bois Perdu, une ambitieuse relecture de La Belle et la Bête. Trois ans plus tard, elle nous revient avec une nouvelle réécriture : La Mélodie des Limbes.

Engagée, exaltée et épatante, plongée dans une quête permanente de culture, notre auteure du jour est une insatiable passionnée. L’occasion de discuter pêle-mêle contes, blog, lecture et écriture...

© Nina Gorlier / Au Chapelier Lettré

Avant d’évoquer ton parcours d’auteure, il me semble qu’il faut débuter par le commencement : quelle lectrice es-tu ? Quels auteurs te tiennent à cœur ?

Ma mère est professeure de français et m’a transmis son goût pour la lecture. Très tôt, je me suis mise à dévorer les romans de sa bibliothèque et quand cela ne suffisait plus, j’ai voulu construire la mienne. J’ai eu une période Fantômette en primaire, que je collectionne encore (ah ! les vieilles éditions de la bibliothèque rose que je déniche dans les bouquineries), c’est pourquoi Georges Chaulet est sans doute le premier auteur dont j’ai dévoré la plupart des œuvres.

Toutefois, mon genre de prédilection a toujours été l’imaginaire et je pense qu’il le sera toujours. Je lis peu de contemporain et même si je me laisse parfois tenter par des policiers et des thrillers, les mondes inventés restent mon meilleur moyen d’évasion. Pour être plus spécifique, je lis bien plus de fantasy (et ses sous-genre) que de science-fiction, et je me suis redécouverte un intérêt pour le fantastique, l’étrange, là où le surnaturel vient brouiller notre perception de la réalité.

Pour les auteurs qui me tiennent à cœur, il y a Christelle Dabos dont je suis tombée amoureuse de la plume (hâte de découvrir ses prochains projets). J’apprécie également beaucoup le Grishaverse de Leigh Bardugo, même si je lui reconnais certains défauts. Enfin, je ne peux pas passer à côté de Victor Hugo dont j’admire l’œuvre, qu’il soit romancier, poète et dramaturge.


A quel moment as-tu eu envie de sauter le pas, de ne plus être spectatrice des histoires mais d’en inventer toi-même ?

Dès que j’ai su écrire, donc dès le CP-CE1. J’écrivais des histoires dans mes cahiers de brouillon, entre deux préparations de dictée. Je les illustrais moi-même, mais j’avais davantage l’âme d’une romancière que d’une illustratrice ! Mes premiers romans suivaient les aventures d’un loup anthropomorphique et sa petite famille, j’avais même prévu toute une saga à l’époque.

En CM2, j’écrivais des petites bandes-dessinées sur des feuilles A4 pliées pour faire des petits carnets, puis je les faisais lire à mes camarades de classe pendant les récréations. Finalement, j’ai fini par comprendre que le dessin n’était décidément pas pour moi, alors je me suis contentée de l’écriture. Au collège, j’ai découvert le monde merveilleux de la fanfiction et avec une amie (qui avait un talent fou pour le dessin), nous avons publié une fanfic sur le manga D.Gray-Man sur un Skyblog.

C’est au lycée, puis à la fac, que j’ai repris la création de mes propres univers. Je lançais plein de projets sans jamais les finir. C’est en découvrant Magic Mirror Editions que je me suis attablée sérieusement à l’écriture d’un roman.


Les Editions Magic Mirror ont été les premières à te découvrir. Comment as-tu choisi cette maison ? Pourrais-tu revenir sur ton parcours avec elle ?

Je pense que ma rencontre avec Magic Mirror résulte de la rencontre fortuite entre deux passionnées des contes. On peut remercier l’algorithme YouTube qui m’a un jour proposé une vidéo intitulée Du conte à l’écran, sur la chaîne Le Carnet Enchanté tenu par Sandy Ruperti. J’ai dévoré tout son contenu et mon intérêt s’est particulièrement éveillé quand elle a parlé de la création de maison d’édition. Le projet me paraissait fou, mais tellement beau ! J’ai acheté leur première publication, Ronces blanches et roses rouges de Laetitia Arnould, et bien vite j’ai décidé de tenter ma chance. J’avais déjà des idées en tête, mais La Bête du Bois Perdu a vraiment été imaginé et écrit spécialement pour cet éditeur. La chance m’a souri car mon roman a plu. La suite, vous la devinez : mon premier roman est paru en juillet 2020.


La Bête du Bois Perdu est un roman à ambiance : l’esprit labyrinthique, poétique et angoissant est magnifiquement retranscrit par ta plume… De quelle façon as-tu travaillé cette aura si spécifique ?

Pour donner vie à cette forêt, je me suis d’abord inspirée de mes propres promenades dans les bois. A chaque randonnée, je prenais note mentalement du paysage, de mon impression de solitude au milieu des arbres, de mes sensations par rapport à la nature… Puis, j’ai voulu apporter l’aspect surnaturel, labyrinthique. Pour cela, j’utilise l’esprit du personnage comme parallèle aux bois perdus. La détresse de Sybil, mon héroïne, se répercute sur les lieux autour d’elle, comme un miroir de ses états d’âme. La peur, le doute, le désespoir… Tout ça prend vie, si bien que la forêt finit par devenir un personnage à part entière. Enfin, j’adapte ma plume à mon propos. Je voulais créer une atmosphère hors du temps, perdue, incertaine. Pour cela, j’ai choisi un style plus fleuri, rempli d’images, à la frontière du poème et des contes d’antan.

Ce premier roman présente une autre spécificité : l’absence de romance entre ta Belle Sybil et la Bête que la chasseresse doit affronter. Comment ce parti-pris s’est-il imposé à toi ?

C’était presque une évidence. Mon parti pris était de marier deux figures : La Bête du conte, un prince ensorcelé, et la Bête de la légende, celle qui se tapit au fond des bois et dévore les innocents. Il fallait donc assumer pleinement cette idée et de là est venu l’inversion, le « twist » dans ma réécriture. Au lieu d’avoir une bête cachant le cœur d’un prince, nous avons un prince cachant le cœur d’une bête. Au lieu d’amour, nous avons la haine, la vengeance, des sentiments aussi passionnés et destructeurs. Peut-être que cela m’a permis de me différencier des nombreuses réécritures de la Belle et la Bête qui existaient déjà, de me faire une place un peu plus originale.

© Journal l'Union / Nina en 2018, en compagnie de son premier roman.


Avec le recul, quel regard portes-tu sur Espérance, antagoniste troublant et héros malchanceux ?

Parmi mes lecteurs, Espérance a divisé. Certains l’ont trouvé énervant et pathétique, d’autres fascinant. C’est exactement ce que je voulais, dépeindre un être dans toute sa complexité, ce qu’il a de plus beau et de plus laid. Un prince loin de la perfection des contes, un être en plusieurs dimensions. Aujourd’hui, je lui accorderais sûrement plus d’importance au sein de l’intrigue, au-delà des fragments de récits disséminés çà et là du roman. Je pense que ce personnage a encore plein en réserve et l’autrice que je suis devenue depuis pourrait se l’approprier d’autres façons.

Dans tes textes, on ressent un fort intérêt pour la culture germanique. D'où te vient cet intérêt ?

J'ai eu la chance de commencer l'allemand dès la 6e et de poursuivre son étude jusqu'au bac. Cela m'a permis de nombreux voyages scolaires en Allemagne, des échanges avec des correspondantes, un séjour à Berlin... Rien de mieux pour m'imprégner de cette culture que j'aime tant. Aujourd'hui, je pars souvent en vacances de l'autre côté du Rhin car c'est un pays dans lequel je me sens bien. La langue, la culture, la cuisine... Une part de moi vit là-bas. Après le lycée, je n'ai malheureusement pas continué l'allemand à la fac et j'ai perdu en pratique. Mais mon intérêt pour ce pays est toujours le même. Mon rêve ? Visiter la Bavière sur les traces de Ludwig II. J'apprécie également la mythologie germanique, les courants artistiques venus d'Allemagne. Le poème Le Roi des Aulnes de Goethe fut d'ailleurs l'une de mes inspirations pour l'ambiance de La Bête du Bois Perdu.


Sibyl et Rose sont des héroïnes complexes et complémentaires, elles présentent un bel exemple de sororité et leur relation est sans conteste l’un des points forts de l’intrigue. Si chacune offre une vision différente de la féminité, elles présentent néanmoins quelques points communs : la bravoure, la persévérance, la nature écorchée vive. Quant à La Mélodie des Limbes, la trame fait à nouveau la part belle aux femmes avec un personnage principal fort : Elisabeth.

Quelle est ta vision des protagonistes féminines, centrales dans ton œuvre, et leur place dans la littérature en général ?

Je suis toujours plus inspirée par les personnages féminins quand je commence un nouveau projet. C’est généralement les premiers éléments qui s’imposent à moi et je pense être incapable d’écrire une histoire sans l’une d’elles. C’est un peu les mêmes choses dans mes lectures et mes visionnages. S’il n’y a pas de personnages féminins (j’entends par là développés et utiles, pas une simple fille en arrière-plan ou un faire-valoir pour les hommes), j’ai beaucoup de mal à accrocher.

Alors, quand j’écris un personnage féminin, je m’efforce de la rendre complète. Ce dont je parlais précédemment pour Espérance, il en est de même pour chaque femme que j’imagine. D’ailleurs, il m’est plus facile de créer une femme qu’un homme. Ce fut vraiment le cas dans mon roman qui sortira l’année prochaine, dont la protagoniste est une femme de pouvoir. Autour d’elle et toute une galerie de personnages féminins, j’ai voulu dresser des portraits différents, explorer la liaison de notre genre face au pouvoir et comment chacune l’aborde d’une façon différente. Dans mes futurs projets, on rencontrera des femmes et des filles dansant avec le Mal, l’interdit, et plein de sentiments peu reluisants… Des sentiments négatifs que l’on associe peu à la femme, encore trop souvent reléguée à la pureté, la gentillesse. Dans le futur, j’essaye donc de dépeindre que oui, une femme peut être une garce. Oui, par cela, elle peut être aussi fascinante qu’un homme.

As-tu senti une évolution entre La Bête du Bois Perdu et La Mélodie des Limbes – manière de travailler, style, réflexions, recherches, progression, etc. ?

La principale différence, c’est d’avoir écrit La Bête du Bois Perdu seul, dans mon coin, avec la naïveté propre à un premier roman. Entre sa publication et l’écriture de La Mélodie des Limbes, j’ai pu rencontrer d’autres auteurs et converser avec eux autour de l’écriture, me confronter à des avis extérieurs, aux critiques qu’on pouvait faire de mon premier livre. Alors j’ai appris de tout ça, je n’ai pas reproduit les mêmes erreurs. On m’a dit que mon style a évolué entre les deux, je n’ai pas le recul nécessaire pour l’affirmer. Mais je sais que j’ai gagné en maturité, que je me sens plus sûre de moi, plus légitime et cela se ressent sûrement dans mes œuvres. Aujourd’hui, je peux oser des choses que je n’aurais jamais pu faire à mes débuts.

S’il est intéressant de parler de mon évolution entre ces deux œuvres, je pense qu’il l’est aussi d’évoquer leur point commun. Après avoir fini mon travail sur La Mélodie des Limbes, je me suis aperçue que je traitais le même thème dans La Bête du Bois Perdu, la perte, de manière inversée. Cela se traduit par la quête de mes héroïnes. Sybil lutte contre la perte par la vengeance, la destruction de ce qui a causé ses maux. Elisabeth, elle, lutte par le sauvetage, la protection de ce qu’elle aime.

© Magic Mirror / Citation de La Bête du Bois Perdu.


Peux-tu évoquer la genèse de ta dernière parution en date, La Mélodie des Limbes ?

J’avais envie d’écrire de nouveau pour Magic Mirror Editions, car ma première expérience avec cette équipe avait été merveilleuse. De plus, je considère les contes de fée comme une source intarissable d’inspiration. Alors j’ai choisi de travailler pour une autre collection, Forgotten, consacré aux contes peu connus du grand public, et c’est ainsi que je me suis tourné vers Les Sept Corbeaux. Aussitôt, des images se sont imposées en moi, une ambiance, des thématiques, des personnages. Ce fut donc une évidence et je me suis lancée dans l’écriture.


Le personnage de l'Entrepasseur est l'un des plus fascinants qui soit... D'où t'es venue l'idée de cette figure enfantine angoissante, aux motivations troubles ?

Il va être difficile de répondre à cette question sans spoiler, mais tentons le coup... Sans révéler le secret de l'Entrepasseur, ce personnage symbolise une chose que l'on associe habituellement à tout sauf à l'enfance ou la couleur blanche. Or, j'en fais dans mon roman une fillette albinos. Je reprends également l'archétype de l'enfant étrange des films horreur, ces marmots qui nous font froid dans le dos par le décalage entre leur âge et leurs actions/comportement. Ici, j'aimais l'idée de mettre en scène cette enfant cruelle et juvénile à la fois, qui joue avec les personnages comme des poupées, des jouets qu'elle n'a aucun scrupules à casser et jeter. Il n'y a rien de plus effrayant que l'imprévisible et l'Entrepasseur, par sa nature que je vous laisse découvrir, incarne exactement cette incertitude.


Encore une fois les ambiances qui fleurissent au sein de ta trame, notamment dans les Limbes, sont très travaillées. Comment as-tu construit cet univers ? As-tu des sources d'inspiration précises ?

L'idée d'un automne éternel m'est venue rapidement par la nature même des Limbes. Cet entre-deux entre le sommeil, les rêves et le trépas est une transition vers la fin, comme l'automne l'est entre l'été et l'hiver. C'est pourquoi ce monde est bloqué dans cette saison où la nature ne peut que dépérir. C'est aussi une esthétique qui se marie bien à celle des corbeaux.

A cela, j'ai insufflé l'illogisme propre aux rêves, où différents éléments contradictoires peuvent se chevaucher sans qu'on ne le remette en question. On a par exemple le palais de Phébus à l'architecture impossible où escaliers et ascenceurs défient la gravité et le sens de la marche.

Enfin, j'ai insufflé la poésie propre au romantisme allemand, que ce soit des références esthétiques comme le peintre allemand Caspar David Friedrich ou des personnalités bien réelles (Phébus est inspiré par Louis II de Bavière). On retrouve l'importance des émotions et des passions : la Beauté, l'Amour et la Mort. La place des rêves étaient donc évidente

La Mélodie des Limbes étant une catabase (je vous laisse vous renseigner sur ce terme pour ne pas trop spoiler), j'ai également glissé des références aux catabases les plus connues de la littérature.


Pourquoi avoir choisi, spécifiquement, de revenir sur le conte des Sept Corbeaux ?

Ce conte correspondait parfaitement à l’intitulé de la collection Forgotten. Oublié. Il a marqué mon enfance, puis son souvenir s’est un peu dissipé, avant de resurgir complètement en ouvrant mon recueil des Frères Grimm à la recherche d’un texte à réécrire. C’est une œuvre assez brève, mais marque les esprits par son propos et sa violence. Il trouve également résonance en moi par mon histoire personnelle, et l’amour fraternel au cœur du récit. Je pense que je n'aurais pas pu travailler sur un autre conte à cette étape précise de ma vie.


Tu es familière de l’œuvre des Grimm, y-a-t-il d’autres histoires méconnues des célèbres frères que tu aimes particulièrement ?

Quand j’étais petite, Le Bal des douze princesses me faisait rêver, avec ce monde parallèle et enchanteur où les princesses trouvaient refuge chaque nuit. La Petite Gardeuse d’Oie est une histoire de trahison et de persévérance. Jean de Fer met en scène un prince courageux et un roi aux pouvoirs mystiques. Enfin, je conseille Le Conte du Genévrier à tous ceux qui pensent à tort que les contes de fées sont roses et niais..

© Magic Mirror / Citation de La Mélodie des Limbes.

En parallèle à ta carrière d’autrice, tu es aussi bloggeuse culturelle. Qu’est-ce qui a motivé ton envie de créer le site Moonlight Symphony, en 2017 ?

J’ai toujours été une grande lectrice, mais je n’avais personne avec qui partager cette passion. Cela a changé en fac de lettres, où j’ai rencontré d’autres passionnés de littérature, notamment des amies qui lisent autant que moi. L’une d’elle a eu la merveilleuse idée de créer son blog littéraire. L’idée m’a plu et j’ai décidé de la suivre. Depuis, c’est un vrai plaisir de partager mes lectures avec d’autres bloggeurs, mes coups de cœur comme mes déceptions. L’exercice est intéressant, car il demande parfois de s’interroger davantage sur ces romans, de prendre un peu de recul, mettre le doigt sur les éléments pertinents à mettre en avant, bref de prendre une posture que je n’avais pas en tant que "simple lectrice". L’activité de blogueuse me permet d’appréhender ces œuvres sous un autre jour.


Y-a-t-il un article dont tu es particulièrement fière et que tu souhaites nous partager ici ?

J’ai eu un coup de cœur sur la série Netflix Dark Crystal : Age of Resistance. A l’époque, j’avais écrit un article pour la mettre en avant, parler de son univers, ses personnages, la genèse d’un tel projet… Malheureusement, la série n’a pas été renouvelée, mais je suis fière de cet article. Je continue de conseiller cette petite pépite d’animation même si elle ne comportera qu’une seule saison.

Cliquez sur le cristal pour découvrir l'article :

~💎~


Pour te suivre depuis un bon bout de temps maintenant, je te sais cinéphile ET sériphile ! Alors Miss Gorlier… Quelques suggestions pour nos écrans, cet automne ?

Outre Dark Crystal, ma dernière série coup de cœur a été Le Jeu de la Dame (The Queen Gambit en VO) sur Netflix. Je ne suis pas très originale car cette mini-série a fait le buzz à sa sortie, et depuis sa réputation n’est plus à faire (elle a également rafler pas mal de récompenses). Je suis tombée sous le charme de son sujet, les échecs, un art qui m’a passionnée alors que je n’y connais rien. Et puis aussi son héroïne imparfaite, Beth Harmon, jouée par une actrice que j’adore : Anya Taylor-Joy. C’est une série que je ne me lasse pas de visionner encore et encore.

Pour l’automne, je conseille grandement la série The Haunting, parfaite pour la saison. Je considère ses deux saisons comme des petits bijoux. A première vue, il s’agit d’histoire de maison hantée qui vous feront frissonner, mais c’est en réalité plus que ça. Derrière l’effroi se cache deux histoires poignantes, des personnages qui vous marqueront à jamais, joués par de talentueux acteurs et servis par une réalisation innovante. The Haunting of Hill House est un drame avant d’être une série d’horreur, une touchante métaphore sur la perte, le deuil et la famille. The Haunting of Bly Manor, comme le dit l’un de ses personnages, est une histoire d’amour avant d’être une histoire de fantômes. Préparez vos mouchoirs avant votre visionnage. Je considère cette œuvre comme l’une des plus réussies qui m’a été donnée de voir, que ce soit par son écriture ou par sa mise en scène.


Quels projets nous réserves-tu pour le futur ?

J’ai signé un contrat aux éditions du Chat Noir pour un roman qui paraîtra l’année prochaine, sûrement en automne. J’ai également écrit une réécriture de conte pour la collection Bad Wolf chez Magic Mirror Editions, concentrée sur les antagonistes de contes. Celle-ci sortira également en 2022.

Concernant mes projets en cours, j’essaye de nouveau genre et de nouveaux formats. Pour la suite, j’ai des projets plus ambitieux qui, je l’espère, pourront voir le jour.

On en reparlera dans plusieurs années ;)


Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

De ne jamais perdre mon inspiration et la flamme qui me pousse à écrire. L’écriture fait partie intégrante et je ne me vois pas continuer sans elle.

Le dernier roman de Nina promet une trame déchirante...

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