Bilan ciné 2018

03/01/2019

🎥 Bilan ciné 2018 🎥

2018 s’achève et avec elle, 12 mois de cinéma aux nombreuses toiles... De qualité aléatoire ! Voici donc le moment venu du traditionnel bilan de fin d'année côté ciné. Bilan qui sera moins fourni que d’habitude car je n'ai découvert que 51 films, contre 120 l'année passée... Là, je vous dois une petite explication sur le fait que ma boulimie cinéphile se soit brutalement interrompue.

Les raisons sont multiples. En premier lieu, après avoir passé presque deux ans à vivre en ermite (boulot/sport/déprime/film/dodo… pas nécessairement dans cet ordre), j’ai enfin retrouvé un certaine équilibre et donc une vie sociale. CQFD : j’ai multiplié les sorties. En toute honnêteté, si j’ai pu lire 151 livres cette année et ne voir que si peu de longs-métrages en parallèle, c’est parce que je bouquine essentiellement au boulot – à raison de 8h par jour et grosso-modo une heure sans client dispatchée aléatoirement durant mes horaires d’ouverture, j’avais largement le champ libre.

La deuxième raison, c’est que… Je vis dans un coin paumé. Donc la plupart des films qui m’intéressaient étaient diffusés à minimum 45 mn de route. Encore fallait-il que les séances passent au bon moment et que je puisse être assez fraîche pour ouvrir la boutique le lendemain... Et j’avoue que si, durant les vacances, j’ai fait l’effort de bouger jusqu’à l’autre bout du 77, deux douches froides consécutives (Burning et Mary Shelley) ont pas mal tempéré ma motivation. L’essence coûte une blinde, l’entrée n’est pas gratuite non plus et si, en plus, toutes ces contraintes financières sont alliées à des films de qualité hasardeuse, voilà qui commence à faire beaucoup.

Et le dernier point enfin… Plus le temps passe, plus je me rends compte que ma façon de consommer de la fiction sur écran change. Parce que oui, entre temps, il y a eu l’explosion Netflix. L’année dernière, seul Okja sortait son épingle du jeu et trônait d’ailleurs en tête de mon top 2017. Mais cette année, c’est littéralement une explosion de grands films (et de bouses aussi, on y reviendra !) qui sont diffusés sur la plateforme de streaming légal : Roma, The Ballad of Buster Scruggs, Bird Box… Tous ces films sont rattachés à de grands réalisateurs et désertent les salles obscures pour se tailler une place de choix sur le petit écran. Et puis, bien sûr, il y a ce qui a fait la notoriété Netflix : ses séries ! The Chilling Adventures of Sabrina, From Dusk Till Dawn, La Casa de Papel, Santa Clarita Diet, The Crown, Dark mais aussi une ribambelle de dramas asiatiques.

 

Bref, pour toutes ces raisons, voici la loooongue liste de films (et potentiels chefs-d’œuvre !) qui me sont passés sous le nez :

  • A Simple Favor / L’ombre d’Emily

  • Alpha

  • Bad Samaritain

  • Bleach, le film live

  • Bohemian Rhapsody

  • Détective Dee : La légende des rois célestes

  • Fortunata

  • Halloween

  • Interlude In Prague

  • Jean-Christophe et Winnie

  • La Juste route

  • La Monnaie de leur pièce

  • Leto

  • L’empereur de Paris

  • L'Extraordinaire voyage du Fakir

  • L'Homme qui tua Don Quichotte

  • L'ile aux chiens

  • Mademoiselle de Joncquières

  • Mission Impossible : Fall Out

  • My Lady

  • My Wonder Women

  • Oh Lucy!

  • Phantom Thread

  • Searching - Portée Disparue

  • Seule sur la plage la nuit

  • Spider-Man New Generation

  • Sur la place de Chesil

  • Suspiria

  • The Happy Prince

  • The Little Stranger

  • The Rider

  • Un peuple et son roi

  • Une affaire de famille

  • Vers la lumière

 

A part ça, tout  comme pour les années précédentes, les règles pour figurer dans ce classement sont simples : le film doit être dispo en France sur n'importe quelle plateforme (cinéma, VOD, DVD, Blu-ray, Streaming), en VF ou VOSTFR (qu'il s'agisse de sorties officielles ou de fansub) et uniquement depuis 2018. #Thankscaptainobvious

Les classements suivants sont bien entendus totalement subjectifs et je vous encourage à me délivrer les vôtres ;) !

Ah je précise qu’Alad’2, Robin des Bois, 50 nuances plus claires et La chtite famille ne font pas partis du flop parce que je suis contre l'auto-flagellation, y compris intellectuelle, et je me suis donc épargnée des visionnages très très gênants !

 

Sur ce, allons-y :

❤ Top 2018 ❤

On est parti pour une récap' rapide de ces films qui m'ont marqué en 2018. Il n'y a pas d'ordre car tous sont tellement différents qu'il n'y aurait pas grand sens à les classer. Je précise, néanmoins, que la plupart des longs-métrages figurant dans cette liste, s'ils ne sont certes pas des chefs-d’œuvres, sont ceux qui m'ont le plus interpellé, touché ou ému... Ennemis de la subjectivité, je vous invite donc à lire Télérama pendant que je laisse parler mon ressenti !

  • Mamma Mia - Here We go again : Mon plaisir coupable ultime de 2018. Frais, candide, survolté avec de jolis moments d'émotions à la clef... C'est d'autant plus louable de m'avoir fait apprécier le film alors que je n'ai aucun attrait pour ABBA à l'origine. En quittant la salle, j'étais contente, sans plus. Sauf que dans les mois qui ont suivi, je me suis matée le film à chaque baisse de moral, j'ai écouté la BO en boucle... Alors oui, je dois bien l'assumer : ce film fait parti de mon top de l'année, dans le sens où je sais que je me le reverrai encore et encore.

  • Avengers Infinity War / Black Panther : Cette année, le MCU a frappé fort en nous proposant non pas un mais deux films de très bonne facture. Du divertissement sympathique et intense, particulièrement addictif. Black Panther était incroyable sur la forme et Infinity War parvenait à combiner sans problème drame et action décapante ! Deux films complémentaires qui démontrent toute la maîtrise du MCU.

  • Les animaux fantastiques 2, les crimes de Grindelwald : Nous y voilà ! Et depuis mon tout premier visionnage, mes positions n'ont pas changé. Je reste convaincue que les détracteurs du film, perdus par la complexité revendiquée de Rowling, ont décroché et vu des incohérences là où il n'y en avait pas. Car malgré ses évidents défauts, Les crimes de Grindelwald reste un divertissement de haut vol, palpitant, riche et généreux, porté par des personnages singuliers et un casting cinq étoiles. La magie demeure intacte, un peu trop sans doute pour que les néophytes s’y retrouvent mais qu’importe : la joie des Potterhead est bien au rendez-vous. Personnellement, j'ai hâte de découvrir le futur de Newt et Credence.

  • Les indestructibles II : Voici une suite qui, au moins, aura mis tout le monde d'accord ! Après 14 longues années, le plaisir de redécouvrir les Indestructibles dans les salles obscures est intact et, curieusement, presque renforcé par l'omniprésence des productions Marvel et DC sur petit et grand écran. Le dernier Pixar est en effet nettement moins lisse et formaté que ces alter-ego live. Si les super-héros sont devenus bancables et stars incontestées des blockbusters, cette suite de Brad Bird est une véritable bouffée d'air frais ! Scénariste et réalisateur du Géant de fer, Ratatouille ou encore A la poursuite de demain, ce dernier confirme son statut de roi du divertissement familial haut-de-gamme, maîtrisé de bout en bout, drôle, fort et universel. Une réussite... indestructible.

  • Disney et les années 2000 : J'ai longuement hésité avant d'inclure ce docu-fiction dans mon top. Mais, comme je l'ai si souvent dit au cours des derniers mois, il me semble qu'une grande partie de la créativité actuelle se trouve sur YouTube. Le vidéaste Victor Bonnefoy, plus connu sous le pseudonyme In the Panda, est l'un des créateurs les plus fascinants à suivre tant son évolution est conséquente. Je l'ai découvert, comme beaucoup, avec sa web-série/émission Unknown Movies, où il traite de films inconnus tout en jouant un tueur cinéphile et tourmenté. Unknown Movies est devenu, au fil des épisodes, une fiction instructive de plus en plus ambitieuse, poussant les limites de son concept toujours plus loin. En parallèle, j'avais beaucoup aimé son court-métrage DANS LA BOITE, son podcast HALLOWEEN : 40 ANS DE TERREUR, son documentaire Genre c'est du cinéma... Mais il semble évident qu'avec Disney et les années 2000, Bonnefoy vient de franchir un nouveau cap : mise en scène, reprises musicales inspirées, invités prestigieux (Mrs Yéyé, Mister Fox ou Révisons nos Classiques), introspection très personnelle sur le studio à la souris... Pourtant, si intime soit cette vidéo, elle m'a parlé. Elle m'a fait réfléchir sur cet âge noir de Disney puis sur son nouvel âge d'or, sur mon rapport à Disney, sur ce que j'aimais en Disney - et ce que j'aime encore à l'heure actuelle. Sur la forme, c'est très professionnel alors que le fond est, curieusement, aussi personnel qu'universel. Après l'avoir regardé cinq fois, je l'ai partagé en masse avec mes proches. Tous ont aimé, au delà de leur âge et de leurs centres d'intérêt. Parce que ce docu-fiction est fait avec passion, réflexion et talent. 1h13 de pur bonheur pour cogiter, se rappeler, s'émouvoir... Un coup de maître que je vous encourage fortement à découvrir. 

  • Le retour de Mary Poppins : Une suite qui surpasse toutes les attentes ! La magie du long-métrage original n’est pas uniquement préservée : elle est ravivée, offrant une réussite de bout en bout. La BO, les acteurs, les effets visuels... Le film évite tous les pièges de la séquelle. Alors foncez-y, emmenez vos parents, grands-parents, enfants… Il met du sucre au cœur, parle à tous, évoque le deuil, l’imagination, la famille et les belles rencontres avec la touche fantaisiste nécessaire à la plus formidable des aventures. Nostalgique et pourtant d’actualité. Réconfortant et mélancolique. Frénétique et poétique. Innovant et déjà culte. Le Retour de Mary Poppins est pratiquement parfait en tous points.

  • Le secret des Marrowbone : Là encore, ce film est loin d'avoir fait l'unanimité. Pourtant, le long-métrage signé Sergio G. Sánchez est, à défaut d'innover réellement niveau scénario, magnifique. Il y a une véritable esthétique, un travail sur les couleurs, la lumière, qui confrère aux scènes les plus quotidiennes une beauté macabre. Les enfants Marrowbone sont tous les quatre très attachants et leur personnalité sont largement développées durant presque deux heures : il est impossible de ne pas s'attacher à eux et d'espérer qu'ils puissent affronter la terrible menace qui les guette sans trop de dommages collatéraux. Ils sont de plus incarnés à la perfection par de jeunes acteurs talentueux - George MacKay, Charlie Heaton, Mia Goth et Matthew Stagg. Très oppressant, le scénario, jusqu'à la toute fin, laisse planer un doute quant à son genre. Vrai film d'épouvante sur une maison hantée ? Thriller en huit-clos ? Horreur psychologique ? Drame intimiste ? Chronique familiale ? Le danger qui tourne autour des Marrowbone est-il d'origine surnaturelle ou humaine ? Quelle partie des discours tenus par Jack, l'aîné, appartient à la fiction ou à la vérité ? Pour troubler encore davantage les pistes, le film, censé se dérouler aux Etats-Unis, a été tourné en Espagne, dans les magnifiques paysages naturels des Asturies, ce qui perturbe encore davantage les repères du spectateur. Il est également très difficile de situer l'histoire à une époque précise. Si le dénouement cumule les twists, il le fait avec suffisamment de maestria pour nous impliquer de bout en bout. Le secret des Marrowbone est tout simplement saisissant.

  • Sans un bruit : Encore une autre excellente surprise de 2018 côté cinéma horrifique, à la fois dense et complexe. Le scénario de John Krasinski est centré sur les rapports familiaux, la volonté d'un couple de protéger ses enfants, la culpabilité de l'aînée, la peur omniprésente du cadet, la lutte contre le désespoir des parents... Les rapports entre les personnages sont le cœur du film - il est impossible de ne pas s'identifier à cette famille si soudée, si réaliste, confrontée à des créatures malveillantes à l’ouïe surdéveloppée qui traquent leur proie au bruit. La technique, le jeu des acteurs, l'intrigue, la tension tout est absolument maîtrisé. L'année passée, Ça avait marqué les salles obscures. En 2018, c'est Sans un bruit qui, sans conteste, s'impose comme LE thriller horrifique de l'année.

  • Call Me By Your Name : A livre coup de cœur, film coup de cœur ! Un été caniculaire en Italie, les premiers émois adolescents, la musique calibrée des 80's, la somptuosité des paysages et la symphonie des cœurs au rythme des corps... Voilà une romance sans niaiserie, érotique sans vulgarité, beau sans fioriture... Call Me By Your Name se veut vrai, authentique et joue sur l'ambiance bucolique torride de la campagne italienne pour retranscrire toute la passion de ces vacances inoubliables - en un mot : incandescentes. Dénudés, magnifiés, alanguis, peaux moites, lunettes de soleil et regards brûlants, Chalamet et Hammer forment un duo des plus convaincants. Une exploration des sens d'une volupté folle comme on en a rarement vu au cinéma... Et qui laisse un goût d'inachevé, à la manière d'une liaison passagère qu'on aurait voulu éternelle.

  • Battleship Island : Si je devais retenir un film de 2018, ce serait celui-ci. Ryoo Seung-wan signe un grand film, à la fois un très bel hommage et un excellent divertissement, porté par un souffle épique. Une fresque brutale et implacable... Pessimiste aussi : le long-métrage s'achève sur la vision d'une bombe, seul élément en couleur se détachant d'un paysage en noir et blanc. Comme un rappel concret que la menace nucléaire plane encore et toujours au dessus du monde, baril de poudre prêt à exploser d'une seconde à l'autre sous l'étincelle des tensions politiques.  Ce que j'écrivais à l'époque s'est révélé exact : The Battleship Island est le film le plus intense de l'année, une ode farouche à la liberté et à l'instinct de survie.

☣ Flop 2018 ☣

On ne va pas s’appesantir longtemps sur le sujet !

Récap' express !

  • Anon : Après Bienvenue à Gattaca, The Truman Show ou Lord of War, c'est sur Netflix qu'Andrew Niccol signe son grand retour avec Anon et un duo tout simplement génial : Clive Owen et Amanda Seyfried. Prometteur ? Oui... mais non. Niccol suit hélas le chemin tracé par ses décevants Time Out et Les Âmes vagabondes. Ce dernier n'exploite jamais réellement son sujet, alambique inutilement son intrigue au point d'y multiplier les incohérences, le tout pour aboutir à un dénouement sorti de nulle part, décevant au possible. Le réalisateur-scénariste ne fait qu'effleurer son sujet sans en tirer tout le potentiel, ce qui est le comble de la frustration. Côté casting, rien ne suffit réellement à sauver Anon. Face à un Clive Owen en petite forme, seule Amanda Seyfried, magnétique et libre, tire son épingle du jeu - une prouesse qu'elle avait effectuée dans un autre film mal aimé de Niccol, Time Out, où elle avait dû composer cette fois avec Justin Timberlake, totalement en roue libre. Nul doute qu'elle méritait mieux que cela... Comme le spectateur.

  • Burning : Sans doute le plus gros sentiment de frustration ressenti cette année, malgré un casting parfait - Jeon Jong-seo est MA révélation féminine de 2018. Il faut reconnaître que l'intrigue abordait des thématiques intéressantes : lutte des classes, inégalités sociales, jalousie, isolement rural, menace Trump perçue en Asie, proximité oppressante avec la Corée du Nord, urbanisation à outrance... Le fond y est mais la forme, pétrie de prétention, à de quoi faire grincer les dents. Clairement, pareil battage médiatique n'était pas justifié pour ce thriller mou et prévisible, précédé d'une chronique plus insipide que contemplative. Un délire d'auteur auquel vous pourrez adhérer... ou non. Pas de demi mesure en tout cas : soit vous détesterez, soit vous serez conquis. Vous avez clairement compris mon avis sur la question.

  • Casse-Noisette et les 4 royaumes : Il était dans la liste des films que je voulais voir à tout prix en 2018. C'est ce qu'on appelle une désillusion totale. Sur le fond c'est catastrophique, et sur la forme, il n'y a pas grand chose à sauver non plus. A l'image, tout semble trop lisse, désespérément désincarné et vide. C'est beau comme une photo de mode sur papier glacé, à laquelle on jette un coup d’œil ébloui avant de l'observer attentivement et d'en remarquer toutes les retouches superficielles. Un cadeau luxueux dénué d'âme.

  • Crazy Rich Asians : Pour la troisième fois, ce film était ma plus grosse déception de l'année alors évidement qu'il allait se retrouver dans le flop ! Il aurait très bien pu être une énième romance lambda (chose courante à Hollywood), un moment futile frisant le néant scénaristique... Cela n'aurait pas été excessivement dérangeant. Or, il est tiré du roman de Kevin Kwan, une oeuvre engagée et complexe. Le problème n'est pas tant ce qu'il est mais ce qu'il aurait pu être : une adaptation forte qui cassait joyeusement les codes.

  • Hotel Transylvania 3, des vacances monstrueuses : Un premier opus sympa, un second inégal et un troisième totalement loupé... Ce volet (avec un peu de chance le dernier) ne conquit personne et c'est là tout le problème : il n'est ni comique, ni rythmé, ni émouvant. Soyons honnêtes : c'est monstrueusement mauvais.

  • Les aventures de Spirou et Fantasio : Beaucoup de gens ont détesté le Gaston Lagaffe de Pierre-François Martin-Laval cette année... Pourtant le film, quoique très imparfait, sortait du lot des mauvaises adaptations live de BDs ; malgré des vannes parfois peu inspirées et des effets spéciaux hideux, le casting était bon et le projet porté par une passion visible. Alors j'ai une question à poser à ces râleurs : avez-vous vu Les aventures de Spirou et Fantasio ? Ok, alors regardez-le et on en reparle. Cette adaptation est un fiasco de A à Z, un condensé de tout ce qu'il ne faut pas faire. C'est tout simplement affligeant.

  • Les garçons sauvages : Encore un film dont je n'ai pas pris la peine d'écrire la chronique et vous allez très vite comprendre pourquoi ! Un trip transgenre onirique, voilà la promesse des Garçons sauvages. Sur la forme, c'est aussi fascinant que dérangeant. Sur le fond, c'est plat, inintéressant, glauque pour le plaisir et profondément malsain. Le film passe totalement à côté de la poésie promise et de sa thématique transgenre. Un joli coup d'épée dans l'eau.

  • Love Addict : Après avoir vu la bande-annonce, j'avoue que je m'attendais à une comédie romantique à l'américaine, quelque chose de pétillant et vaguement déluré, vite vu et vite oublié... Sauf que, malgré le charme de Mélanie Bernier, le film se vautre lamentablement : c'est prévisible, sexiste pour tous (être insultant pour les hommes et les femmes, combo), porté par des personnages antipathique au possible. C'est navrant. 

  • Ocean’s 8 : Tiens ? Un autre long-métrage qui figurait dans mes films à voir en 2018 et qui s'est révélé ultra-décevant, comme c'est original !? Je commence à croire que j'ai perdu mon instinct car, en tant que femme, je me suis rarement sentie aussi insultée devant un film qui cherche, par tous les moyens racoleurs dont il dispose, à plaire à mon sexe ! Des bijoux, des toilettes coûteuses, un ton faussement girl-power ne suffisent pas à rendre ce truc sympathique. Et ce spin-off des Ocean's est tout simplement raté.

  • The Kissing Booth : Quand j'ai vu le film pour la première fois, je me suis dit que ça n'avait rien de catastrophique. C'était certes dégoulinant de niaiserie et fade comme pas permis mais le tout demeurait innocent et gentillet, avec de jeunes acteurs plutôt convaincants (le film avait au moins le mérite de ne pas être pro virginité comme certaines daubes récentes). Rien de vraiment dérangeant donc. Sauf qu'entre-temps, il s'est hissé en 4ème place sur la liste des « films populaires du moment » diffusée sur IMDb, derrière Deadpool 2, Avengers - Infinity War et Solo. The Kissing Booth est un carton mondial et c'est là où le bât blesse. Un tel succès va pousser les studios à présenter ce genre de bluettes inintéressantes dès que possible, appâtés par le gain ! Or, le public adolescent mérite mieux, tellement mieux !  J'entends régulièrement affirmer que les Teen Movies, c'était mieux avant. Et si je suis fan de l'ère John Hughes, je dois reconnaître que c'est faux : ces dernières années, nous avons eu Alex Strangelove, Le Monde de Charlie, Juno, Easy Girl... Des films frais et touchants. The Kissing Booth est tout l'inverse. Et ce n'est pas son contenu le véritable problème : c'est son succès qui le rend si navrant, là où d'autres films mériteraient sa popularité.

Catégorie "Déception(s) quand tu nous tiens"

(pas mauvais en définitive mais j'en attendais tellement plus)

Autres films de 2018

Ces films qui ne sont pas mes coups de cœur mais restent néanmoins drôles, touchants, distrayants, (sur)prenants ou juste sympathiques :​

Séances de rattrapage

(Que des bons films sortis précédemment mais vus en 2018,

la liste est nettement moins conséquente que d'habitude...)

Barème :
/ film bon
✩ très bon
✩✩ excellent
✩✩✩ coup de cœur

Et 2019 dans tout ça ?

Personnellement j'attends beaucoup de cette nouvelle année... Et j'espère ne pas me planter lamentablement comme l'année dernière où 4 films de la sélection se sont retrouvés dans le flop ou les déceptions.

Voici les 20 films que j'irai probablement voir en 2019, pour la plupart plus par curiosité que par réelle envie - dans le désordre le plus complet :

  • The Death and Life of John F. Donovan : le nouveau Xavier Dolan... Supposé sortir en 2018 et retardé d'un an ! Ma plus grosse attente de 2019 !

  • La favorite : un film historique totalement déjanté signé par le réalisateur barré qu'est Yórgos Lánthimos, jouant sur l'opposition entre deux favorites sous le règne d'Anne d'Angleterre avec au casting Emma Stone et Rachel Weisz ? Mais oui ! Mille fois oui !

  • Avengers - Endgame : la conclusion de la Phase III du Marvel Cinematic Universe... Après la claque Infinity War et le super Black Panther, j'en attends énormément. Peut-être trop ?

  • Glass : après Split et Insaisissable, le retour de M. Night Shyamalan, Bruce Willis, James McAvoy et Samuel L. Jackson. La sortie est prévue le 16 janvier, de quoi bien commencer l'année !

  • Dragon 3 - Le monde caché : Le dernier volet de la trilogie Dragons, la saga absolument culte de Dreamworks... Incontournable !

  • Edmond : Comme beaucoup de spectateurs, j'ai été subjuguée par la pièce de théâtre d'Alexis Michalik. Je l'ai vu à deux reprises en 2018, avec, à chaque fois, des étoiles plein les yeux. Si le casting pour l'adaptation cinéma (également signée Michalik) ne me fait pas rêver, j'ai décidé de passer outre et de faire confiance au réalisateur. Edmond, c'est son bébé, son projet le plus abouti. Cinéma ou pas, je sais que Michalik s'est investi au maximum pour sa transposition au grand écran. Réponse le 9 janvier.

  • Once Upon a Time in Hollywood : Je ne suis pas une fanatique de Tarantino - c'est un euphémisme - mais les thématiques du film et son duo d'acteurs principaux (Pitt et DiCaprio, rien que ça !), m'interpellent énormément. Donc oui, je pense que je découvrirai, pour une fois, un Tarantino en salle.

  • Ça - Chapitre 2 : le premier Ça était l'un de mes coups de cœur 2017... Alors entre la suite d'une adaptation adulée de King, le nouveau casting avec en tête  Jessica Chastain et James McAvoy et la promesse de retrouver Bill Skarsgård dans la peau du flippant Grippe-Sou... Comment ne pas se laisser tenter ?

  • L'Homme qui venait de la mer : Entre fantastique et poésie contemplative, un film japonais prometteur avec Dean Fujioka, un habitué des dramas, dans le rôle titre.

  • Star Wars, épisode IX : Autre avis pas franchement populaire au sein de la communauté cinéphile mais j'aime bien la nouvelle trilogie SW. Elle n'est pas exempte de défauts (la prélogie ne l'était pas non plus cela dit) mais je lui trouve énormément d'atouts. Hâte donc d'en découvrir la conclusion !

  • Le Roi lion : le Disney culte de ma génération débarque en live... Vous imaginez à quel point j'ai hâte ? J'espère un bel hommage comme ce fut le cas pour Le Livre de la Jungle

  • Ralph 2.0 : après un premier volet étonnamment rafraîchissant, Ralph La Casse et Vanellope von Schweetz reprennent du service ! La scène des princesses Disney, devenue virale, s'annonce déjà culte.

  • The King's Daughter : après 4 ans d'attente, le public devrait découvrir ce film fantastico-historique tiré du singulier roman  La Lune et le Roi-Soleil de Vonda McIntyre. Je guette sa sortie tous les ans depuis son annonce et j'avoue que ce serait cool si, enfin, le film de Sean McNamara sortait en salles pour 2019. On croise les doigts !

  • The True History of the Kelly Gang  : un western avec George MacKay, Russell Crowe, Nicholas Hoult et Charlie Hunnam sous la direction de Justin Kurzel (Les Crimes de Snowtown ; Macbeth), réalisateur shakespearien par essence... Voilà qui promet du grand spectacle crépusculaire.

  • Happy Birthdead 2 You : cette année, j'ai enfin rattrapé Happy Birthdead, un petit film horrifique sans prétention sur le papier qui se révélait jouissif à l'écran, parfois comique et franchement génial, porté par la sublime Jessica Rothe. J'espère retrouver un autre petit bijou décomplexé et violent, comme le fut le premier opus. On est juste en droit de craindre le côté redondant et le manque de surprise d'un scénario déjà bien exploité en 2017.

  • Pokémon - Détective Pikachu : Alors... C'est tellement WTF qu'à la limite, ça peut marcher... Donc pourquoi pas ?

  • La Reine des neiges 2 : Après avoir enchanté puis saturé le public jusqu'à l'overdose avec Libérée, délivrée, cette suite sera-t-elle à la hauteur ? Peu d'infos circulent actuellement sur le film et j'avoue que cela pique ma curiosité... Moins d'Olaf et plus de Sven pour cette suite, s'il vous plaît.

  • Charlie's Angels : Je sens que je vais le regretter mais je suis très curieuse de découvrir un nouveau trio badass exclusivement féminin avec, au casting, Kristen Stewart, Naomi Scott et Ella Balinska. Le film est de plus réalisé par une femme - Elizabeth Banks. En espérant qu'on évitera le fiasco (ironiquement sexiste) d'Ocean's 8...

  • Mary Queen of Scots : un nouveau portrait d'une reine fascinante, avec en tête d'affiche Saoirse Ronan, Margot Robbie et David Tennant... De quoi vendre du rêve aux cinéphiles férus d'Histoire. Supposé sortir en 2018 mais décalé en 2019...

  • Aladdin : la version live du classique Disney m'intrigue beaucoup... J'irai le voir pour me faire mon idée, pour savourer ce bon moment nostalgique ou pour bitcher allègrement sur le film ! Enfin, ce ne sera pas pire que Maléfique... N'est-ce pas ?

Et pour vous 2018, ça donne quoi ?

Bonne ou mauvaise année ciné ??

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