• Chloé

Bonne résolution livresque n°27 : Explorer ses tendances cinéphiles !

Bonne résolution livresque n°27 :

Explorer ses tendances cinéphiles !

« J'ai souvent dit aux étudiants en cinéma qu'ils devaient tout voir. Les films de la Nouvelle Vague française, les expressionnistes allemands, le cinéma chinois et japonais, etc. Ils comprendront ainsi une chose essentielle : il y a mille façons de raconter la même histoire mais le ­talent est de faire ressentir à chaque fois que c'est de cette ­façon-là qu'il fallait la raconter... »

~ Steven Spielberg - Télérama, 2013

🎬 Pardon le cinéma : 100 films que tu n'as pas vus mais que tu vas adorer de Victor Bonnefoy, Sophie Grech, Marc Moquin, Clara Benyamin, Simon Riaux (Editions Hors Collection, 224 pages, 24€90)

🎞️Coup de projecteur : Au début des années 2010, Victor Bonnefoy créé une chaîne YouTube, In the Panda : face caméra, il y délivre son ressenti sur les sorties ciné du moment. De vidéo en vidéo, d'année en année, Victor Bonnefoy connaît une évolution digne d'un scénario, avec les rebondissements et les drames qu'implique une notoriété grandissante et un franc-parler déroutant. Déjà une websérie qualitative, Unknown Movies, qui entremêle trame scénarisée et dissections de longs-métrages méconnus. Puis des analyses très poussées (et très personnelles) sur les studios Disney, Alexandre Astier, Tim Burton, Quentin Tarantino. S'ensuivent des interviews de personnalités, des vlogs en direct du Festival de Cannes ou de Gerardmer. Enfin, la fiction pure avec une série audio qu'il réalise pour Spotify avec Raphaël Personnaz et Virginie Ledoyen au casting. Après plus d'une décennie à évoluer dans le milieu, le regard que porte Victor sur le cinéma reste éminemment intime et curieusement sincère, sans grand souci des effets de mode ou du box-office.

Dernier projet en date ? Un podcast, Pardon le cinéma. Podcast qui séduit ou agace mais agrippe sans difficulté la curiosité des auditeurs. Et pour cause ! Victor ne s'y est pas trompé et a choisi des intervenants forts, parfois loin de ses propres affinités filmiques mais amenés à étoffer les débats, à défendre leurs prises de position. On trouve aux micros des caractères bien trempés, aux goûts souvent opposés. Quoi que tous cinéphiles, chacun possède un parcours différent qui laisse une patte sur l'émission. Rédacteur en chef, attachée de presse, avocate, réalisateur... Tout ce petit monde s'entrechoque pour échanger leurs bons mots et croiser leurs points de vue.

L'équipe est attachante et aucun intervenant n'est interchangeable. L'esprit reste bon enfant, entre chamailleries, saucisson et (un peu d') alcool, très loin de l'élitisme ou de la tranquillité supposée de certaines émissions. L'ambiance est souvent survoltée, c'est vivant, on sent leurs liens, l'amitié et le respect qu'ils se portent entre deux vannes. C'est ce détonnant mélange de culture, de personnalité et de professionnalisme qui rend Pardon le cinéma incontournable. Rien de surprenant à ce que le podcast compte parmi les plus suivis.

Fort de ce succès, Pardon le cinéma signe sa toute première parution littéraire. A la plume, l'équipe originale du podcast - Sophie Grech, Simon Riaux, Clara Benyamin Marc Moquin et Victor Bonnefoy . En soi, le concept est déjà attrayant : découvrir 100 films inconnus qui mériteraient davantage de notoriété. Mais là où l'ouvrage se démarque encore, c'est dans le traitement de son sujet. Chaque auteur a établi une catégorie spécifique, une catégorie qui justement lui ressemble. Le tout dans l'indifférence totale du genre, de l'époque ou de la nationalité des sujets choisis. Une ligne directrice, pas d'autres règles. Ce qui s'annonçait comme un joyeux foutoir s'avère pourtant d'une pertinence singulière. L'âme du long-métrage prime sur sa fiche technique, ce que Victor, Sophie, Marc, Clara et Simon vont tour à tour démontrer.

Sophie Grech a misé sur Invincible douceur, une sélection de films généreux au scénario tendre et intime - c'est le cas de Beginners, Le danseur du dessus, Au premier regard... Des petites parenthèses d'émotion, aussi fines et brillantes qu'une bulle.

Le trublion à la verve truculente Simon Riaux a pour sa part choisi de dévoiler l'Autre cinéma américain, ces longs-métrages obscurs produits chez l'Oncle Sam, entre la sublime fable flamboyante Le Masque de la Mort Rouge et le doppelgänger impitoyable d'Autant en emporte le vent - le viscéral Mandingo.

On parle Midnight cinéma, ces productions étranges prisées en séances nocturnes, en compagnie de Clara Benyamen : au programme, une vision désenchantée de La Petite Sirène dans The Lure, le mythe du garou au féminin avec Ginger Snapes ou la comédie musicale queer Hedwig and the Angry Inch.

De son côté, Marc Moquin dresse un parallèle édifiant sur ces films dits "anciens" mais furieusement d'actualité. Sa partie, Classique = Moderne, se déroule entre 1927 et 1969. Il s'y penche sur Atlantique latitude 41°, précurseur d'un certain Titanic, l'eurowestern Faccia a faccia ou encore le trouble thriller Péché mortel.

Enfin, sans surprise pour ceux qui ont suivi son parcours, Victor Bonnefoy revient sur les Introuvables, ces films difficiles à dénicher par chez nous, dont Escape from Tomorrow et Freaked (déjà évoqués du temps de ses Unknown Movies), l'inénarrable As the Gods Will ou la comédie noire située dans l'univers des Miss, Belles à mourir.

Si l'on reconnaît d'emblée leur style, leurs centres d'intérêt, chacun a soigné la forme : la plume des cinq participants est travaillée mais fluide. Quelques bons mots et de jolies images jalonnent le texte, comme en témoigne les introductions de chaque partie. Le tout est très agréable à lire, il se feuillette à loisirs ou se dévore d'une traite, selon les préférences.

En tant qu'objet, l'ouvrage est également une réussite. Derrière la couverture rigide à l'influence pop signée Loïc Levêque, l'ensemble est aussi sobre qu'épuré - un poster, une illustration, un encadré avec les informations principales. Une table des matières permet de se référer facilement à l'article choisi. En guise de conclusion, les auteurs ont pris soin d'inclure la liste des films à cocher. Idéale pour repérer ses lacunes ! A titre personnel, sur l'ensemble de la sélection, je n'ai à mon palmarès qu'une quinzaine d'œuvres. De quoi garantir bon nombre de visionnages...

Sur ce, écoutez Pardon le cinéma, lisez 100 films que tu n'as pas vus mais que tu vas adorer, aventurez-vous hors des sentiers battus du 7ème Art. Sans nul doute, quelques découvertes mémorables vous attendent.

🎥 Quelques films à voir : Beginners de Mike Mills ; Le Masque de la mort rouge de Roger Corman ; The Lure d’Agnieszka Smoczyńska ; Atlantique, latitude 41° de Roy Ward Baker ; Final Cut : Ladies & Gentlemen de György Pálfi...


🎬 Le jeune acteur, Tome 1 : Aventures de Vincent Lacoste au cinéma de Riad Sattouf (Editions Les livres du futur, pages, 21€50)

🎞️ Coup de projecteur : En l’espace de deux séries à succès, L’Arabe du futur et Les Cahiers d’Esther, Riad Sattouf s’est imposé comme l’une des figures majeures de la bande-dessinée francophone. Des fresques tendres et mordantes, où s’alternent portraits de vie, souvenirs personnels, critiques sociétales.

Si le triomphe réservé à ces œuvres n’est plus à démontrer, l’auteur-dessinateur s’est aussi illustré dans le 7ème Art. Pour son premier long-métrage, il s’investit au scénario, à la réalisation, à la musique, surveille de près les castings… Et surprend le public comme les critiques avec l’irrévérencieux Les Beaux Gosses. Teen movie par excellence de l’ère 2000, le film est hilarant et scabreux, réaliste et burlesque. Son casting sauvage révèle un ado qui, jusqu’alors, n’avait pas franchement l’ambition de percer : Vincent Lacoste.

Entre le gamin dégingandé d’une quinzaine d’années et le réalisateur débutant, c’est l’osmose artistique. Avec son expression lunaire, son physique atypique et son franc-parler presque candide, Lacoste devient la muse improbable de Sattouf. Il tiendra le rôle principal de ses deux films – le second, Jacky au royaume des filles, encore plus barré et osé que Les Beaux Gosses, est hélas mésestimé. Qu’importe.

Riad Sattouf n’en reste pas là. Il sera de retour de la plus belle et la plus surprenante des manières : via une BD autobiographique érigeant, en (anti-)héros central, Vincent Lacoste. Soit les aventures de l’adolescent à l’époque des Beaux Gosses, à l’aube de son premier rôle en passant par le tournage mouvementé puis la consécration au Festival de Cannes.

Dès les premières pages, le ton est donné. Elles se focalisent sur l’auteur, avant de basculer sur sa rencontre avec sa future égérie. Rapide parallèle entre le Riad de quatorze ans et le Vincent du même âge, l’un en 1992, l’autre en 2007. Très différents, presque opposés dans leurs centres d’intérêt. Pourtant, Lacoste incarne tout ce que Sattouf recherche pour son projet. Comme il le dit crûment : un collégien moche « comme dans la vie, avec une tête bizarre ».

Après ce bref prologue, Vincent devient narrateur à part entière. On assiste à cette rencontre décisive des deux points de vue, sans que l’un ne fasse vraiment forte impression sur l’autre, sans que le lien soit immédiat. Il faudra du temps. Des semaines de répétitions, de coups de stress, de tournage pour voir s’ébaucher l’amitié entre le jeune acteur et l’auteur à succès.

Les trois-quarts de la BD sont rédigés par le prisme de Vincent. C’est sur ses anecdotes, sa vision adolescente, que se focalise Riad. Habitué à l’exercice délicat de l’autobiographie, ce dernier laisse un autre prendre la place sous les projecteurs. Le pari est brillamment exécuté. Le récit s’avère humble, beau par sa simplicité et son absence de complaisance. Avec cette tranquillité de gavroche 2.0 qui lui colle à la peau, Vincent Lacoste se raconte. Jamais il ne cherche à tenir le beau rôle où à adoucir le portrait de celui qu’il a été. Ado un peu benêt, un peu obsédé, un peu paumé, parfois ridicule, souvent touchant, il relate ces mois intenses avec une lucidité explosive. Sa découverte du cinéma, de la comédie et par écho de sa vocation, ses petites frasques, ses mensonges innocents, ses déceptions inévitables. Mais aussi sa peur d’échouer, sa réussite étourdissante, ses failles d’ados, sa détermination de comédien, ses remarques émerveillées ou ses commentaires immatures. Un périple intime couplé à l’initiation d’un art qui, finalement, va déterminer sa carrière et son parcours.

Ces souvenirs sont magnifiés par Sattouf, sans jamais les idéaliser. La sobriété du trait et la justesse des cases, tout en bichromie, ajoute encore au propos.

La patte Riad Sattouf, apposée aux mémoires adulescentes de Vincent Lacoste, fait des merveilles. L’émotion dispute à l’humour, le parcours quasi-hollywoodien est contrebalancé par l’honnêteté du duo. Il y a une justesse, un équilibre, qui rappellent aisément les grandes séries de Sattouf. Entre cette mise en lumière personnelle via la littérature et son incroyable performance dans Illusions perdues, 2021 restera une année phare pour Lacoste.

Comme toujours, c’est drôle. Comme toujours, c’est tendre. Comme toujours, c’est vrai. Le jeune acteur plaira aux inconditionnels du dessinateur, aux fans de cinéma, aux férus des récits d’apprentissage – à n’en pas douter, il séduira beaucoup de monde, réunira bon nombre de lecteurs. Une réussite passionnante qui invite d’ores et déjà à une suite.

🎥 Quelques films à voir : Les Beaux Gosses et Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf ; Hippocrate de Thomas Lilti ; Victoria de Justine Triet ; Chambre 212 de Christophe Honoré ; Illusions perdues de Xavier Giannoli…


🎬 Movieland et Retour à Movieland de David Honnorat (Editions Hachette, 264 pages et 25€90 pour le tome 1, 160 pages et 30€ pour le tome 2)

🎞️ Coup de projecteur : A quoi ressemblerait le monde du cinéma ? Quelles seraient sa géographie, ses contrées, ses régions ? Comment cartographier ses genres, ses thématiques, ses œuvres majeures, ses longs-métrages marquants ? Voilà les interrogations auxquelles David Honnorat, appuyé par quelques inconditionnels, tente de répondre.

Le pari fou de Movieland, c’est avant tout un projet participatif. Un succès qui a vu aboutir cette carte immense, d’une précision vertigineuse, supposée retracer l’histoire du cinéma sous une forme inédite. Le 7ème Art étant une forme vivante, le dessein est bien sûr en perpétuelle évolution, au gré des révolutions techniques et des sorties récentes.

Il n’empêche : à la date de sa parution au format livre, Movieland recensait environ 1 800 longs-métrages ! Une large palette qui s’étend de Voyage dans la Lune (1902) à Ready Player One (2018). La sélection est très dense, très riche, couverte par un œil aguerri voire critique. Le ton, pourtant, n’est jamais poseur. Il n’a pas vocation à étaler ses connaissances, ne témoigne d’aucun élitisme. Pour élaborer sa mappemonde cinéphage, Honnorat a eu l’intégrité d’explorer toutes les « régions » projetées dans les salles obscures – y compris les plus mésestimées. Ici, on parle de la Mer d’espions, du Parc aux bagnoles, de l’Archipel des Teens, des Lacs Horrifiques, du Domaine du Drame, de la Forêt du Film Noir, de la Crique Comique, de la Jungle Musicale ou du Détroit de la réalité, tout près des Terres documentaires… Certaines œuvres se situent d’ailleurs aux frontières de plusieurs territoires.

Se faisant, le créateur s’affranchit régulièrement des limites des genres pour puiser dans les connexions qui régissent le monde cinéphile. Il a pour cela créé une cinquantaine d’itinéraires, réunis en trois grandes parties dévolues aux spectateurs débutants, avertis ou confirmés. Chaque circuit est pourvu d’une petite fiche de présentation – durée totale, nombre de films, départ et arrivée indiqués au moyen de chiffres afin de les placer sur la carte, la difficulté et le public concerné. Ces circuits s’avèrent souvent surprenants mais toujours pertinents.

L’expédition Humains, trop humains rapproche par exemple Pinocchio et Une créature de rêve ; Dérives charnelles débute par Sexe, mensonges et vidéo pour s’achever sur Basic Instinct ; Teenage Wasteland pose son périple entre Swedish Lovestory et Spring Breakers, avec des escales du côté de Fatal Games ou Boys Don’t Cry… Plus incongru encore : relier Dirty Dancing, High Fidelity et Phantom of Paradise via la balade Alors on danse !

Un atlas titanesque qui fort heureusement est agencé à la perfection. L’ouvrage comporte ainsi un sommaire, une liste des films cités avec possibilité de les cocher ainsi que la fameuse carte géante – 90 X 60 cm, de quoi occuper un beau pan de mur ! Il peut ainsi être dévoré d’une traite ou feuilleté au gré des envies et inspirations des lecteurs-spectateurs. L’objet en tant que tel s’avère très beau, d’autant que son format le rend aisément manipulable.

Si le livre est une réussite, il reste assez scolaire sous bien des aspects. Sa forme encyclopédique peut ainsi jouer contre lui, décourager de nombreux néophytes. A ceux-ci, Retour à Movieland est davantage destiné : plus bref, plus coloré, plus personnel, il mise sur de nombreuses illustrations tout en reprenant les grands axes élaborés par le premier volet. Pour les passionnés, toutefois, nul doute que l’opus original remplira parfaitement sa charge.

Une idée folle, un projet dantesque, une réalisation impeccable… Movieland est un triomphe en tous points, un ouvrage passionnant et instructif qui trouvera sans conteste sa place sur les étagères des cinéphiles. Le 7ème Art offre un voyage sans fin, des escales qui enchanteront ou décevront, des étapes intenses ou poétiques, des périples magiques ou des haltes épouvantées. Une certitude, toutefois, demeure : la plus belle destination reste encore à découvrir.

🎥 Quelques films à voir : Impossible ! Trop de choix, trop de films cultes, trop de longs-métrages à découvrir. Offrez-vous donc une virée dans ces contrées dédiées au 7ème Art et choisissez vos propres escales. Le périple vaudra assurément le détour.

L'Archipel des Teens dans "Retour à Movieland"

🎬 Cultes ! 100 lieux mythiques de cinéma de Nicolas Albert, Gilles Rolland et Damien Duarte (Editions Fantrippers, 222 pages, 34€90)

🎞️ Coup de projecteur : Après un très bel ouvrage centré sur la musique, Cultes ! décline son concept au cinéma. L’équipe propose une fois de plus un contenu très agréable, aéré et fluide, bien illustré et solidement documenté. L’ouvrage reprend les codes de son prédécesseur, à savoir un index pour s’orienter à la page voulue ; une citation et une anecdote à base des chiffres pour chaque sujet ; un encadré mentionnant l’adresse et le lieu choisi.

Pas d’élitisme ici : ce road-trip aux quatre coins du monde s’adresse à un public très large. En effet, les œuvres sélectionnées ne sont pas des pépites méconnues, ni des raretés obscures. L’objectif est tout autre. Reconnaître, au premier coup d’œil, ces rues, habitations ou monuments désormais incontournables. Situer leur véritable emplacement géographique, voir les différences entre fiction et réalité. Et, pourquoi pas, s’aventurer jusqu’à ces destinations.

En toute logique, il s’agit donc pour l’essentiel de longs-métrages célèbres : classiques incontournables (Citizen Kane), cartons de la pop culture (Avengers), œuvres de genre indémodables (Amityville), tragédies intimes (La leçon de piano), pièces maîtresses de cinéastes stars (Edward aux mains d’Argent) ou comédies romantiques ayant fait date (Coup de foudre à Notting Hill)... Les auteurs poussent l’ouverture d’esprit jusqu’à inclure des sagas régulièrement décriées par les cinéphiles, à savoir Twilight ou Fast and Furious ! Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts. Les titres évoqués trouveront une résonance – au moins de nom – chez la plupart des lecteurs. De quoi pousser n’importe quel globe-trotter un tant soit peu intéressé sur les routes !

Et quelles routes ! Qui n’a pas rêvé d’une promenade sur les plages de Khao Phing Kan, d’aller flâner à Amorgos, de découvrir les merveilles du parc forestier de Zhangjiajie ?

La bande de Fantrippers opte également pour des joyaux architecturaux tels que le Mentmore Towers, un château perdu dans la campagne anglaise ; le building Bradbury et son style néo-Renaissance en plein cœur de Los Angeles ; ou Trim Castle, dont les ruines majestueuses demeurent un incontournable du tourisme irlandais. Tant de lieux immortalisés sur grand écran !

Des espaces emblématiques de l’industrie cinématographique sont également mis en avant, comme les Warner Studios et les Charlie Chaplin Studios.

Comme c’était le cas pour le volume dévolu à la musique, le choix de certains lieux interpelle. Ce n’est pas tant le film cité – célèbre donc – qui surprend mais l’endroit identifié comme culte. Avant que oui, effectivement, un petit retour dans nos souvenirs n’impose le constat que ces lieux restent indissociables du 7ème Art. C’est le cas pour la maison des Hillard dans Mrs Doubtfire ou la pimpante (voire clinquante, à l’appréciation de chacun) bâtisse qui accueille Juliet et Peter dans Love Actually.

D’autres sont devenus cultes par ceux qui les ont immortalisés sur pellicule, notamment les escaliers de Prospect Street, du Philadelphia Museum of Art ou de la Shakespeare Avenue, qui ont vu défiler sur leurs marches Jason Miller (L’exorciste), Sylvester Stallone (Rocky) et Joaquin Phoenix (Joker).

Et vous ? Quelle destination vous fait rêver ? Un petit billet direction de Kauai ? A défaut d’y croiser des dinosaures ou Steven Spielberg, l’endroit garantit déjà un panorama superbe... Et beaucoup de nostalgie.

Un tour du monde par le prisme du cinéma, pour lequel on embarque volontiers.

🎥 Quelques films à voir (en fonction du lieu à visiter) : Apocalypse Now (Île de Luçon) ; Avatar (Zhangjiajie National Forest Park) ; Batman Begins (Mentmore Towers) ; Blade Runner (Bradbury Building) ; Le Bon, la Brute et le Truand (Sad Hill Cemetery) ; Braveheart (Château de Trim) ; Citizen Kane (Balboa Park) ; Conan le Barbare (Peñon de Bernal) ; Les dents de la mer (Amity Island) ; La Dolce Vita (Piazza di Trevi) ; Easy Rider (Ballarat) ; Forrest Gump (Monument Valley) ; La fureur de vivre (Observatoire Griffith) ; Gladiator (Colisée) ; The Grand Budapest Hotel (Görlitzer Warenhaus) ; Indiana Jones et la dernière croisade (Khazneh) ; Jurassic Park (Kauai) ; The Rocky Horror Picture Show (Oakley Court) ; Scarface (El Fureidis) ; Le Seigneur des Anneaux : La communauté de le l'anneau (Hobbiton) ; Star Wars Episode IV : Un nouvel espoir (Hotel Sidi Driss)...

Bienvenue à Kauai, lieu de tournage d'un certain "Jurassic Park"


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