• Chloé

Bonne résolution livresque n°30 : A chacun(e) sa sorcière spirituelle...



 
La Lune pleine jette sa lumière rousse sur les feuillages ocres d’octobre. Ses protégées s’ébattent en cercle sur un tapis de mousse - cette fois, elles ne craindront guère l’opprobre.
Elles sont les enfants d’une nouvelle ère dont l’hérédité spirituelle s’est chevillée jusqu’au corps… Les heures maudites sont déjà hier, La mort du jour accueillera la renaissance de l’aurore.
Au cœur de ce sabbat, elles ovationneront leur liberté, tête haute couronnée par les étoiles, peau offerte à cette Séléné enflammée et pieds nus dans leur sanctuaire végétal.
Le chant d’Hécate s’élèvera, vieille rengaine entendue mille fois : « Trouble double et malheur et brouille ; Brûle le feu, le chaudron brouille ! »
Ainsi chantent les filles de sorcières, descendantes de magiciennes, Que leur volonté soit faite, en cette nuit de Samain.
 

💫 Les Mystères de Salem de Megan Chance / Editions Belfond ou France Loisirs / Disponible d'occasion.

♀️ La caution enchanteresse c'est… Susannah Morrow, herboriste mystérieuse.

✨️ Quel est ce sortilège ? 1691, Salem. Endeuillée par la perte de sa sœur, la belle Susannah Morrow soutient tant bien que mal son beau-frère Lucas. Veuf, distant et austère, il doit désormais s’occuper seul de ses filles Charity, Jude et Faith.

L’aide de Susannah pourrait être providentielle. Mais, sitôt arrivée, l’étrangère défie les bonnes mœurs de la populace. Trop indépendante, trop sensuelle, trop païenne. Son art des plantes et des remèdes, loin d’apaiser l’hostilité, la leur rend plus abjecte encore…

Lorsque des jeunes filles sont saisies de convulsions, la panique attise l’ire des habitants. Les accusations de sorcellerie finissent d’embraser la ville, les emprisonnements arbitraires se succèdent, les potences s’érigent. Ciblée par l’intolérance et l’obscurantisme, abandonnée de tous, Susannah parviendra-t-elle à en réchapper ?

🔮 L’avis de la magicienne : Ici, nulle sorcière ni mauvais sort… La seule malédiction qui pèse sur la Nouvelle-Angleterre est celle du fanatisme, des préjugés et de la médisance. Plutôt qu’un ouvrage fantastique, l’autrice nous convie à une fresque émaillée de faits véridiques rigoureusement documentés.

Le XVIIème siècle américain se révèle un cadre étouffant, un carcan étriqué : ceux qui cherchent à s’y soustraire sont broyés par les pressions extérieures – religieuses, sociales, judiciaires. La chasse au démon apparaît alors sous son angle le plus réaliste, le plus violent : une traque à la différence, une vengeance orchestrée contre l’autre. Les motivations, loin de toute volonté pieuse, répondent à des déviances purement humaines. Le sectarisme, la jalousie, la couardise, la convoitise, la bêtise.

Au gré des chapitres, le roman historique se métamorphose en thriller psychologique saisissant. Le drame intime y tient une place de premier ordre. La part-belle est faite à la personnalité des protagonistes, tous écrits avec une précision ciselée, forgés par un réalisme admirable.

Il en découle un roman dur où se confrontent et se complètent trois points de vue. Celui de Charity, adolescente perdue, pétrie de culpabilité, qui échoue à être comprise par son père ; celui de Lucas, patriarche veuf dépassé par les évènements, cherchant à protéger ses filles contre la folie qui enflamme la population, et dont la foi se débat face à des désirs inconnus ; et enfin, celui, de Susannah. Héroïne profondément moderne en lutte contre son temps, en rébellion contre l’obscurantisme et le sexisme ambiants, voici une merveilleuse protagoniste. Figure récurrente dans l’œuvre de Megan Chance, on retrouve un personnage se distinguant par son courage, sa vivacité d’esprit et son abnégation. Au fil des différentes parties (Illusion / Obsession / Conviction / Rédemption), le lecteur suit son parcours, la perçoit par le regard des autres avant de découvrir ses pensées, ses convictions.

Par Susannah, l’autrice lève le voile sur les mystères de Salem, terrible mascarade au dénouement funeste. Un récit féministe et palpitant, révélé par une plume fluide. Un best-seller méconnu de la littérature américaine, à découvrir de toute urgence.


« Des hommes comme vous, j’en ai connu, mon frère.
Toujours les premiers à jeter la pierre, toujours les premiers
à crier au péché. Et une fois rentré chez vous, vous allez vous
satisfaire dans un coin sombre, et vous vous vengez
de vos frustrations sur tous ceux que vous croisez.
Vous croyez que je ne vois pas clair en vous ?
Vous croyez que je n’ai pas compris ? »
~ Susannah

💫 L'Enfant des Bois d'Annabelle Blangier / Editions Magic Mirror / 349 pages / 19€50.

♀️ La caution enchanteresse c'est… Yara, féerique illusionniste.

✨️ Quel est ce sortilège ? Dans le patelin de Lebkuchen, une femme est violemment assassinée. Le mari et la fille de la victime disparaissent, les villageois sombrent dans la psychose, d'inquiétantes rumeurs se propagent. Sur place, Gretel et Adrian enquêtent.

Mais un nom est d'ores et déjà sur toutes les lèvres : Yara. La meurtrière d'enfants, l'âme damnée terrée dans sa maison de friandises. Le Père Roland l'a juré. La sorcière est morte, brûlée vive six ans plus tôt.

Pourtant, dans le secret des bois, la chaumière abandonnée sort de sa torpeur. Yara est de retour...

🔮 L’avis de la magicienne : Après avoir réinventé Le Joueur de Flûte de Hamelin et Barbe Bleue, Annabelle Blangier nous délivre son nouveau roman. Fidèle à son inclination pour les antagonistes, c’est une autre figure célèbre qu’elle nous révèle à travers pages : la terrible sorcière d’Hansel et Gretel.

Comme toujours dans l’œuvre d’Annabelle, les méchants occupent une place centrale dans l’intrigue. Entre le Bien et le Mal, les lignes se complexifient, se croisent, s’entremêlent… Définir l’un et l’autre s’avère l’un des enjeux clefs de l’intrigue. Qui est innocent ? Qui est le monstre ? Jusqu’où va la culpabilité lorsque l’on choisit de taire la vérité ? L’absence de manichéisme rend l’histoire imprévisible – tout comme ses protagonistes.

A Lebkuchen, les faux-semblants règnent en maître, la véritable nature de chacun se camoufle soigneusement derrière les apparences. A l’image de Raphaël, antihéros inoubliable de son Musicien, l’autrice s’amuse à brouiller les indices autour de Yara. S’ébauche ainsi une galerie de personnages torturés : Yara bien sûr, figure énigmatique hantant chaque ligne ; Esther et Elric, amis de toujours confrontés à une puissance qui les dépasse ; Tom, ancien gamin du village en quête de rédemption ; Gretel et son obsession vengeresse ; Adrian, déchiré entre sa vocation justicière et sa fascination pour Yara ; le Père Roland possédé par sa foi jusqu’à la déviance...

Dans L’Enfant des Bois, seuls les gamins reflètent une certaine bienveillance. Les adultes, loin des modèles protecteurs attendus, sont ici des personnalités étouffantes et abusives. Leur nature austère, ambitieuse ou bigote s’oppose à Yara, à l’innocence que cette dernière tente de préserver, aux illusions féeriques qu’elle affectionne et à la candeur de ses petits invités.

Parfaite incarnation de la « sorcière moderne », Yara personnifie l’émancipation, la marginalité, la liberté. La comparaison avec Gretel qui, de son côté, doit se conformer aux attentes de la société, de la famille, de la religion, s’impose inévitablement. Gretel peine à s’extraire de ce carcan moral qui l’asphyxie au fil des années, au point de ne lui laisser que la haine. Le parallèle entre les deux femmes captive. Si Yara est une héroïne attachante pour ce qu’elle symbolise, Gretel s’avère beaucoup plus intéressante de par son parcours, son évolution, sa souffrance inavouée. Il est facile de s’identifier à elle via ses failles, son deuil et sa colère. Tout ce qui lui confère de l’humanité, là où Yara demeure insaisissable. Si elle n’occupe pas LE rôle central, Gretel est sans nul doute la véritable héroïne du récit.

De chapitre en chapitre, la romancière dévoile leur complexité, leurs secrets inavouables et leur aspirations intimes. Pour se faire, elle mise sur la déchronologie des actions, alternant passé et présent. Cette utilisation des flashbacks octroie non seulement un rythme effréné à l’ensemble mais renforce aussi son côté addictif. Happé par la trame, le lecteur n’a plus qu’une idée en tête : découvrir les mystères de ces bois.

Annabelle Blangier signe ici son texte le plus abouti. La maîtrise exercée sur l’univers, la fluidité de la plume, le développement des personnages, l’ambiance aussi mélancolique qu’ensorcelante, la tension amenée crescendo pour aboutir à une confrontation finale explosive… Un petit bijou aux teintes automnales, à dévorer en ces temps de Samain.

Et vous ? Oseriez-vous vous aventurer dans la maison en friandises ?


Un grand merci à Magic Mirror pour ce service presse !


« Je t’enviais parce que tu étais libre.
Parce que tu avais cette insouciance,
comme si rien ne pouvait t’atteindre.
Comme si rien ne pourrait jamais te faire de mal.
Tu semblais légère comme l’air,
alors que je croulais en permanence
sous un poids immense qui m’empêchait presque de respirer. »
~ Gretel

💫 5 Seconds Before a Witch Falls in Love de Sumiya Zeniko / Editions Meian / 128 pages / 6,95€. Dès 12 ans.

♀️ La caution enchanteresse c'est… Meg, la Grande Sorcière Solitaire.

✨️ Quel est ce sortilège ? La Grande Sorcière Solitaire Meg est l’adversaire jurée de Lilith, une jeune chasseuse d’ensorceleuses extrêmement douée. A la suite d’une énième chamaillerie, Meg transforme Lilith en chat… C’est le début des ennuis pour la magicienne et l’infortuné matou !

🔮 L’avis de la magicienne : L’histoire éternelle de deux rivaux que tout oppose et qui, pourtant, vont s’éprendre l’un de l’autre. Ici, la recette est la même… A quelques ingrédients près !

Sumiya Zeniko manie adroitement les codes du genre pour délivrer un yuri truculent et haut en couleurs. La grande force de cette histoire en un tome réside sur la relation Meg/Lilith. Adversaires surpuissantes, débrouillardes, rétives, elles se cherchent, se provoquent, se rapprochent sans s’avouer leur attirance réciproque.

Leur nature (sorcière pour l’une et chasseuse pour l’autre) rend leurs escarmouches d’autant plus irrésistibles, leurs sentiments d’autant plus inavouables. Entre provocations magiques et dialogues cocasses, l’alchimie entre les « ennemies » est plus qu’évidente. Témoin de leurs joutes incessantes, le mage botaniste Hachi est un personnage secondaire des plus plaisants. A la fois perspicace et mutin, il va discrètement pousser les deux femmes à s’avouer leur affection.

Un manga mignon et magique, aussi explosif qu’un filtre d’amour.

Le petit + : Entre les chapitres dédiés à Lilith et Meg se trouve une autre histoire courte, Demon’s Harem. On y suit les péripéties de Kanna, dont la pureté attise la convoitise des êtres infernaux - l’ange déchue Samaël et la démone Belphégor en tête. Aussi drôle et surnaturel que 5 Seconds Before a Witch Falls in Love.


« Quel déshonneur, pour une sorcière, qu’une personne comme toi
puisse atteindre mon cœur de la sorte. Tout comme le fait de me
laisser influencer par ces émotions typiquement humaines. »
~ Meg

💫 L'Encyclopédie du Merveilleux : Les sorcières de Cécile Roumiguière (autrice) & Benjamin Lacombe (illustrateur) / Editions Albin Michel / 71 pages / 24,90€. Dès 12 ans.

♀️ Les cautions enchanteresses ce sont… Lilith, Kyoko, Baba Yaga, Circé, Ursula Southell, la Lechuza, la Santa Muerte, Cécile Fatiman, les sorgin du Logroño.

✨️ Quel est ce sortilège ? Une fillette, Lana, pousse la porte d’une curieuse maison de poupée. Des femmes singulières s’y dévoilent. Oserez-vous franchir leur seuil ?

🔮 L’avis de la magicienne : Pour ce premier volume de L’Encyclopédie du Merveilleux, Benjamin Lacombe frappe fort : cette nouvelle collection, qu’il a initiée pour Albin Michel, promet d’ores et déjà des incontournables. En témoigne ces Sorcières, signé en collaboration avec la romancière Cécile Roumiguière.

Par leur jeune héroïne Lana, les créateurs nous guident au sein d’un manoir miniature. L’ambiance, hors du temps et onirique, dessine pièce par pièce, page après page, une envoûtante chronologie. Des débuts de l’humanité au XXIème siècle, le dédale de salles retrace le parcours de ces sorcières, au sens le plus large du terme : tantôt personnalités fortes condamnées pour leurs idées et leur mode de vie, tantôt enchanteresses pourvues de dons prodigieux, avant-gardistes ou marginales, bienveillantes ou mauvaises, les ensorceleuses de tout temps se dévoilent.

L’album alterne la fiction pure entourant le personnage de Lana, les présentations des magiciennes et les chapitres glossaires – des doubles pages centrées sur les animaux, objets, enchantements, fétiches, etc. L’ensemble revendique pleinement sa nature féministe et se veut surtout didactique. Les mythes japonais, latinos, gréco-romains et russes s’entremêlent aux faits historiques – les destins tragiques de Katherina Hetzeldorfer, Dihya Al-Kahina ou Agnes Sampson ; la résistance de la prêtresse vaudou Cécile Fatiman face aux esclavagistes ; les persécutions, tortures et meurtres qui sévirent en Europe… L’autrice le rappelle : en cinq siècles de chasse nourrie par la psychose civile et les institutions religieuses, il y eut « 50 000 à 100 000 morts, dont 80% de femmes ».

Le tout est embelli par le travail d’orfèvre de Lacombe, à la fois inquiétant et féerique. Aux prémices de sa carrière, l’illustrateur s’attachait déjà aux marginaux, sublimant au passage les femmes d’exception. Bien avant Frida Kahlo, la reine Marie-Antoinette, Esmeralda ou Carmen, l’un de ses premiers diptyques, Le Grimoire de Sorcières et La petite sorcière, rendait déjà leurs lettres de noblesse aux persécutées. Le peintre s’avère particulièrement à l’aise dans les portraits ésotériques. Toutes ses muses sont différentes, atypiques, magnifiées. Surtout, chacune exhale une sensation de puissance. Un sentiment qui explose dès la première effigie. Sa Lilith, comme échappée de l’œuvre de Dante Gabriel Rossetti, est une flamboyante beauté préraphaélite, lèvres ourlées de rouge, expression serpentine et « fruit du péché » à la main.

Ce tour du monde, accessible dès 12 ans, rappelle que les sorcières, depuis fort longtemps, incarnent la rébellion dont se revendiquent les dissidentes d’aujourd’hui. Et vous ? Descendantes de Lilith, Kyoko, Baba Yaga, Circé, Ursula Southell, la Lechuza, la Santa Muerte, Cécile Fatiman ou des sorgin du Logroño… Qui est votre sorcière spirituelle ?


« [...] toutes les sorcières, celles d'hier comme celles de demain,
sont ses filles. Des filles libres qui mèneront le monde
en rondes joyeuses et qui, comme elles, survivront à tout. »
~ Lilith

💫 La Bibliothèque de l’Ésotérisme : Sorcellerie de Jessica Hundley & Pam Grossman / Editions Taschen / 520 pages / 30€.

♀️ La caution enchanteresse c'est… Une foule de divinités, personnalités réelles, wiccas, rebelles et autres sorcières immortalisées sur papier, sur pellicule ou sur les podiums.

✨️ Quel est ce sortilège ? Un essai sur l’Histoire de la sorcellerie… Via les Arts.

🔮 L’avis de la magicienne : Le joyau emblématique de cette sélection, le voici. Sorcellerie est le troisième tome de La Bibliothèque de l’Ésotérisme, collection initiée par Jessica Hundley et publiée par la maison Taschen. Spécialisé dans les livres d’Art, l’éditeur rappelle que sa réputation n’est en rien usurpée. L’ouvrage est une merveille : couverture rigide crème, symboles et textes en relief doré avec, pour égérie, la célèbre Circe Invidiosa de John William Waterhouse. Sous cet écrin, des finitions soignées, un sens de l’esthétisme rare et une qualité d’impression indéniable.

A de nombreux égards, Sorcellerie se présente comme le penchant adulte des Sorcières de Roumiguière et Lacombe. Un projet dantesque qui a trouvé ses bonnes (mauvaises ?) fées en la présence de Jessica Hundley et Pam Grossman. La première, non seulement directrice de collection, s’est aussi illustrée en tant que cinéaste, critique d’art et biographe. La seconde, à la tête du célèbre podcast The Witch Wave, a publié de nombreux essais sur la nature résolument féministe de ces magiciennes. Difficile de rêver tandem plus accompli. Sans surprise, le duo a exécuté un travail titanesque.

Très pointu, solidement documenté, il est donc laborieux (voire impossible) d’en synthétiser ici toute la densité. Je peux néanmoins vous donner un aperçu de ce qu’il renferme. Sorcellerie explore des siècles d’occultisme et d’imagerie magique avec ses symboles, son évolution, ses représentations artistiques. Toujours porté par un œil féministe, il touche tous les domaines : Histoire, spiritualité, folklore, peinture, mode, politique, pop culture… On y parle de la persécution de ces dissidentes devenues symbole d’indépendance, de leur représentation dans les Arts, leur rapport à la nature et à la féminité contemporaine.

Chaque chapitre est illustré par des peintures, des clichés, des sculptures, des photos de films. Le collier païen d’Elsa Schiaparelli et la panoplie écarlate façon Rei Kawakubo côtoient le 7ème Art – Le Magicien d’Oz (1938), Le masque du Démon (1960), Les Sorcières d’Eastwick (1987), Suspiria (1977 / 2018) … Circé, Cerridwen, Hécate bercent de leur aura magnétique les chanteuses Stevie Nicks, Kate Bush ou Siouxsie Sioux. De même, des créateurs mondialement célèbres sont mis sur un pied d’égalité avec des artistes moins connus : Gustav Klimt, Francisco de Goya, Tsukioka Yoshitoshi, le Caravaggio et Pierre Paul Rubens d’un côté ; Fiona Pardington, Kiki Smith, Remedios Varo, Julia Soboleva, Gilles Grimoin de l’autre. Par un habile sortilège, la Beat Génération fraye avec le surréalisme, le préraphaélite s’accointe avec le giallo, le gothique fréquente le pop art, les natures mortes hantent la féérie. Une galerie tour à tour absurde et sublime sans distinction de popularité, de genre ou de sexe. Et c’est peut-être là, au fond, où réside la véritable magie de cet indispensable : dans sa diversité.


« Comme une sorcière, l’artiste conjure,
façonne et représente la réalité.
La pratique magique est souvent qualifiée d’art,
comme on parle des “arts occultes”.
La magie se fait. C’est un art auquel on se voue.
La parenté entre les faiseurs de magie
et les créateurs d’art est indéniable. »
~ Pam Grossman

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