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26/08/2020

 

Le conte...


•    Que tu préfères : Barbe-Bleue de Charles Perrault. Petite, il m’angoissait et me subjuguait en même temps. Si la crainte s’est évaporée, l’attraction exercée sur moi est restée intacte. J'ai d'ailleurs particulièrement hâte de découvrir Blue d'Annabelle Blangier, la prochaine réécriture à paraître aux Editions Magic Mirror et centrée autour du célèbre serial-killer ! 

Barbe-Bleue par Ibaraki


•    Que tu as en horreur : J’avoue avoir une haine prononcée pour Soleil, Lune et Thalie de Giambattista Basile. L’héroïne va être abusée dans son sommeil par le roi, tomber enceinte suite à ce viol, se réveiller mère de jumeaux et rivale malheureuse de l’épouse officielle du souverain ! La reine, de son côté, va vouloir faire rôtir les enfants de sa concurrente et brûler la pauvresse. Mais, rassurez-vous, l’honneur est sauf : le roi condamne sa méchante femme au bûcher et épouse son innocente victime. Ah que c’est romantique les contes italiens du XVIIème siècle !

 Et encore, ça c'est la version polie de mon ressenti !


•    Que tu trouves injustement méconnu / trop sous-estimé : Le palais des Maléfices de Pavol Dobšinský, un conte slovaque retranscrit dans Les contes de la grande steppe de Claudy Leonardi. Il y a tout dans ce livre : de l'aventure, un univers ensorcelant, un duo de personnages masculins attachants essayant de sauver un couple maudit par un terrible sorcier... Pour une fois, l'objectif de notre jeune héros n'est pas d'épouser la princesse mais, d'une façon totalement désintéressée, de les sauver, elle et son amour, des griffes d'un enchanteur mal attentionné. Il fera équipe pour cela avec son cheval métamorphe (!), devra user de courage et  de grandeur d'âme. Perso, une belle bromance, un héros qui ne sauve pas une princesse par amour mais par abnégation, beaucoup de magie et un happy-end... Je valide !

 
•    Que tu vois comme un plaisir coupable : Mirror Mirror, le film de Tarsem Singh. C’est très excentrique, très déroutant, très bollywoodien, très parodique… Trop atypique sans doute pour trouver son public. S'il n’a pas rencontré le succès escompté, j'avoue je l’adore ! Julia Roberts en fait des tonnes de façon jouissive, Lily Collins est crédible en Blanche-Neige plus débrouillarde qu’il n’y paraît et Armie Hammer est hilarant en prince bellâtre un peu nigaud… Bref, un casting parfait pour une friandise kitschissime à souhait !


•    Dont l’héroïne / le héros est inspirant(e) : Ella dans Ella L’ensorcelée de Gail Carson Levine. Malgré la malédiction qui la frappe (le don d’obéissance), cette dernière parvient à se rebeller, vivre des aventures intenses et s’émanciper de son sort. C’est une héroïne moderne qui s’oppose aux ordres et à sa condition, imparfaite mais attachante.

Évitez le film par contre... C'est une parodie sans intérêt en mode erstatz de Princess Bride. Mais Anne Hathaway et Hugh Dancy sont mignons, j'avoue.


•    Dont l’héroïne / le héros te fait succomber : Doigt de Poussière (Staubfinger) dans la Trilogie d’Encre de Cornelia Funke, un personnage très ambigu sur le plan moral mais captivant : le anti-héros maudit et mélancolique par essence, mais aussi débrouillard et manipulateur. Son histoire tragique, son amour pour Roxanne, ses mauvais choix et ses grandes décisions... Doigt de Poussière est un personnage complexe à souhait. Ado, je craquais totalement sur ce cracheur de feu féerique.


•    Dont l’antagoniste est parfaitement démoniaque à tes yeux : L’évêque de L’Aquila dans Ladyhawke. Puissant, sadique, tyrannique, il a vendu son âme au Diable pour jeter un sort à Isabeau, la femme qui se refuse à lui. Il maudit ainsi la belle et son véritable amour, le Capitaine Navarre : le jour elle est faucon, la nuit il est loup, les condamnant à être toujours ensemble mais à jamais séparés. Oui, niveau enflure, on se place là…

 J'adore le mépris d'Isabeau lorsqu'elle fait face à son tortionnaire <3 !


•    Dont tu favorises toujours l’adaptation au texte original : La Belle et la Bête des Studios Disney. Toutes les thématiques glauques (lien de parenté entre les héros, syndrome de Stockholm sousjacent et menaces de viol) ont été éjecté pour en tirer un amour pur et une histoire merveilleuse, au sens le plus noble du terme. Et puis l'animation, les musiques, les personnages secondaires, l'héroïne forte, la bête si attachant... Bref. Bravo à Gary Trousdale et Kirk Wise pour ce superbe dessin animé culte des 90's !

 Et le remake live n'existe pas. Merci.


•    Moderne, contemporain, que tu idolâtres : Entre Stardust de Neil Gaiman et L’Histoire sans Fin de Michael Ende, mon cœur balance… Les deux sont de magnifiques romans amplis de féerie et d’aventures que je vous encourage à découvrir.

Toujours aussi magique !


•    Créé spécialement pour le grand / petit écran que tu vénères : Sans l’ombre d’une hésitation : Labyrinthe, le film de 1986 réalisé par Jim Henson, à la fois sombre et féerique, inquiétant et jubilatoire – avec Bowie, magique comme à son habitude. Je vous rappelle d’ailleurs qu'une très bonne novélisation signée A.C.H Smith a été rééditée en août aux Editions Ynnis.

 
•    Porté sur scène cher à tes yeux (ballet, opéra, comédie musicale) : Wicked, le musical culte dérivé du Magicien d’Oz. Sérieusement, écoutez Defying Gravity par le duo Rachel Tucker / Aaron Tveit… Ce duo est parfait ! Et si vous voulez rire, enchaînez sur Popular, toujours par Aaron Tveit. Ce mec a un second degré incroyable !

 
•    Illustré dont l’art te bouleverse (album, BD, artbook, roman illustré) : Les Carnet de Voyage de Sinane l’Enchanteur. Pour accompagner la plume parfaite de Mathieu Gaborit, Amandine Labarre nous offre une galerie d’illustrations absolument renversantes. L'un de mes incontournables depuis l'adolescence !

 Le livre n'est hélas plus édité mais n'hésitez pas à vous le

procurer d'occasion ;) ! Il vaut vraiment le détour.


•    Dont tu adores la réécriture : Le Bois sans songe de Laetitia Arnould. L'ouvrage mêle habilement deux réécritures : celle de la célèbre Belle au Bois Dormant de Perrault et du méconnu Ole Ferme-l'Œil d’Andersen. L’écrivain combine références et inspirations fantastiques avec un plaisir évident. Un roman passionnant qui casse les stéréotypes attendus tout en respectant les codes propres au genre.

 Présentation du roman sur le compte Insta de l'auteure

/ © Laetitia Arnould
 

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