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Cin’express : Septembre 2019

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Septembre 2019

🎬 Ça - Chapitre 2 : 4/5 (SPOILERS)

En 2017, Ça s'Ă©tait imposĂ© au box-office et dans le cƓur des spectateurs comme LE film horrifique de l'annĂ©e. SuccĂšs tonitruant, critiques pour le moins dithyrambiques... De quoi guetter la sortie du deuxiĂšme opus avec beaucoup d'enthousiasme.

Cette suite, toujours réalisée par Andrés Muschietti, adapte comme prévu le roman de Stephen King en s'attardant cette fois sur le passage à l'ùge adulte du Club des Ratés.

Perfectionniste dans l'Ăąme, ambitieux Ă  l'extrĂȘme, Muschietti a dĂ©crochĂ©, grĂące Ă  la rentabilitĂ© du premier volet, la fameuse carte blanche : le film dure donc presque trois heures, trois heures maĂźtrisĂ©es de bout en bout qui, pourtant, auront de quoi dĂ©stabiliser les fans d'Ă©pouvante et les amateurs de King. En effet, il semble assez Ă©vident que le rĂ©alisateur a choisi d'imposer sa propre vision de l'oeuvre du MaĂźtre de l'Horreur, sans se soucier du public ou des critiques.

En résulte un long-métrage éminent personnel et sans concession mais qui en laissera plus d'un perplexe...

Ça - Chapitre 2 se focalise volontiers sur la psychologie des personnages, sur le dĂ©veloppement de chacun. Le film pourrait sembler bavard, prĂ©tentieux, indigeste mais il ne l'est pas : les dialogues, les rapports humains, vĂ©hiculent une vĂ©ritable justesse. La performance du casting permet une implication sans faille des spectateurs aux cĂŽtĂ©s de ces loosers magnifiques, de suivre avec un plaisir intact les retrouvailles de la bande vingt-sept ans plus tard.

Tout comme son prédécesseur, le long-métrage accorde une personnalité poussée à chaque protagoniste. Le Club des Ratés, si attachant dans le premier opus, l'est encore ici et l'alchimie entre eux est palpable : Muschietti a poussé ses acteurs à s'approprier la gestuelle, les mimiques des enfants qui les incarnaient au préalable. Le résultat est magistral. On retrouve à la perfection Bill, Beverly, Richie, Eddie, Ben, Mike et Stan sous les traits cette fois de James McAvoy, Jessica Chastain, Bill Hader, James Ransone, Jay Ryan, Isaiah Mustafa et Andy Bean.

Hader, qui prend la succession de Finn Wolfhard, est tout simplement incroyable : si tous les comĂ©diens sont remarquables, on ne peut s'empĂȘcher de retenir surtout sa performance de show-man exubĂ©rant et sensible, loin de l'archĂ©type du comic-relief. Richie, meilleur personnage du roman, l'est Ă©galement Ă  l'Ă©cran. Le dĂ©veloppement que Muschietti a orchestrĂ© autour de lui est aussi rafraĂźchissant que crĂ©dible, ajoutant une dimension supplĂ©mentaire au rigolo de la bande. L'arc autour du protagoniste a sans conteste de quoi briser le cƓur...

Bill SkarsgĂ„rd, de son cĂŽtĂ©, est toujours aussi sensationnel en Grippe-Sous : chaque apparition du clown tueur est soignĂ©e Ă  l'extrĂȘme, parfaitement millimĂ©trĂ©e, iconisant encore d'avantage la crĂ©ature.

Entre 1989 et 2016, Derry, elle, a bien changĂ© : la ville est dĂ©pouillĂ©e de son esprit 90's au profit d'une citĂ© sur le dĂ©clin, souvent glauque, presque abandonnĂ©e, qui Ă©voque vaguement la crise industrielle et DĂ©troit. Elle montrait dĂ©jĂ  ses aspects sombres dans le premier opus (ruelles obscures, recoins dĂ©saffectĂ©s) mais cette fois semble totalement livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme, moribonde. Les teintes du film, pellicule un peu jaunie, un peu sĂ©pia, renforcent le cĂŽtĂ© datĂ© de l'agglomĂ©ration.

Pour le reste, Muschietti soigne comme toujours ses visuels : la fĂȘte foraine et ses nĂ©ons, la prolifĂ©ration de ballons rouges, les corps dĂ©charnĂ©s... L'ambiance est glauque, malsaine, soulignĂ©e par la partition de Benjamin Wallfisch.

Une fois encore, la menace représentée par Grippe-Sous n'est pas l'unique source de tourments des ratés : le chapitre 1 se concentrait sur le harcÚlement scolaire, le racisme, l'oppression parentale, le deuil. Le second évoque l'homophobie, la violence conjugale, les difficultés professionnelles, le poids du passé, l'acceptation de soi... C'est dans ces moments, spécifiquement, que Muschietti laisse éclater son talent, son art de l'oppression, du malaise.

Le film joue beaucoup sur un effet miroir avec son premier volet, et, que ce soit voulu ou non, une fois encore, la scÚne la plus terrifiante repose sur l'introduction : cette derniÚre est portée par la confrontation entre une bande de malfrats et un couple homosexuel (impeccables Xavier Dolan et Taylor Frey)... Les conséquences tragiques de cette altercation aboutiront au retour de la créature, exilée jusqu'alors dans les bas-fonds de Derry. Ces dix minutes à elles-seules sont une raison suffisante pour voir ce second chapitre tant elles sont efficaces, suffocantes, déchirantes.

Et le problĂšme de Ça 2 vient sans doute en partie de lĂ  : lorsque l'on dĂ©bute un film sur un niveau pareil, il faut assurer la mĂȘme qualitĂ© jusqu'au dĂ©nouement. Muschietti, hĂ©las, n'y parvient pas tout Ă  fait...

De nombreuses modifications ont été effectuées par rapport au diptyque de King. Une adaptation incluant une certaine forme de liberté, rien de plus normal. D'autant plus que le réalisateur et son équipe ont parfois effectué des changements bienvenus : l'absence de Maturin, impossible à retranscrire correctement sur grand écran ; les rÎles plus importants joués par Stan et Mike ; Eddie qui est devenu analyste en risques financiers, progression logique de son caractÚre hypocondriaque ; toute la symbolique autour de la mémoire ; l'arc de Richie ; la réflexion sur ce qu'est une bonne fin - reproche souvent fait à King, qui apparaßt d'ailleurs dans une scÚne évocatrice et hilarante...

D'autres points, en revanche, se sont avĂ©rĂ©s beaucoup plus discutables : la recherche des artefacts oĂč, Ă©videment, la bande va devoir se sĂ©parer (clichĂ© Ă©culĂ© au possible des films horrifiques) ; Bowers totalement sous exploitĂ© ; le mari de Beverly trop peu prĂ©sent alors qu'il constituait l'une des intrigues les plus pertinentes du roman ; et surtout, la quasi-disparition d'Audra, la femme de Bill. Le quatuor amoureux Audra/Bill/Beverly/Ben prend tout son sens par l'Ă©pouse de Bill : il comprend, en manquant la perdre, que son affection pour Bev appartient au passĂ© et qu'il doit tourner la page, en compagnie d'Audra. Beverly, de son cĂŽtĂ©, saisit que Bill Ă©tait une passion adolescente, une passion de plus basĂ©e sur un quiproquo, et qu'elle avait son vĂ©ritable amour (Ben), sous les yeux depuis le dĂ©but. L'absence de cette trame diminue grandement l’évolution de Bill ET de Beverly, mĂȘme si la relation de cette derniĂšre avec Ben est bien mieux exploitĂ©e ici.

Le problÚme le plus impardonnable du Chapitre 2 consiste surtout en sa débùcle d'effets spéciaux, parfaitement vaine, et à la qualité aléatoire. C'est dans la sobriété (scÚne d'introduction, opposition entre Bill et Grippe-Sous dans le Palais des Glaces) que le long-métrage est réellement effrayant, bien plus que dans cette surenchÚre d'images de synthÚses souvent indigestes.

Le long-métrage a parfois du mal à trouver son ton entre l'épouvante, l'humour et le drame humain, ce qui le rend moins réussi que le premier volet, un peu décevant, certes. Pourtant, lorsqu'il parvient à trouver son équilibre, le résultat est à la hauteur de ses ambitions.

Ça - Chapitre 2 est un bon film. Juste un bon film, ni ratĂ©, ni grandiose. Un bon film qu'on aurait voulu excellent.

🎬 Le gangster, le flic & l'assassin : 3,5/5

AprÚs le succÚs de Parasite, il semblerait que les distributeurs français se soient enfin décidés à élargir leurs frontiÚres ! En témoigne la venue surprise sur nos écrans de ce polar sud-coréen, Le gangster, le flic & l'assassin avec à la barre le réalisateur-scénariste Lee Won-tae.

Le postulat de base est simple : un policier au sang chaud et un mafieux calculateur s'allient pour retrouver la trace d'un assassin insaisissable. Sur le fond comme sur la forme, tout cela reste relativement classique, le long-métrage étant un thriller typique du Pays du Matin Calme. Classique certes mais bourré de qualités : réalisation ultra-stylisée, tension palpable, scénario survitaminé, violence trÚs graphique, photographie soignée, ambiance pluvieuse...

CĂŽtĂ© casting, Kim Mu-yeol en enquĂȘteur intĂšgre au poing leste et Ă  la verve bien sentie fait son effet et Ma Dong-seok, toujours aussi charismatique, incarne parfaitement les gangsters froids et manipulateurs. Le duo est dĂ©jantĂ©, joue sur ses protagonistes aux antipodes et finit par dĂ©gager une alchimie notable, s'imposant comme l'une des principales qualitĂ©s de ce long-mĂ©trage.

Face au tandem, on retrouve Kim Seong-kyu en tueur glaçant, mystérieux et inquiétant, ombre meurtriÚre rÎdant autour des personnages, menaçant tout le monde, faisant fi de la profession, du sexe ou de l'ùge de ses victimes.

Le long-mĂ©trage est trĂšs efficace lorsqu'il doit gĂ©rer l'action et la tension, il est redoutable sur sa facultĂ© Ă  remettre en cause la moralitĂ© et le bien fondĂ© du systĂšme judiciaire : le questionnement du spectateur trouve un Ă©cho dans les interrogations du flic, lui-mĂȘme s’interpellant sur l'utilitĂ© de sa profession et les moyens Ă  employer pour mettre (dĂ©finitivement) un psychopathe hors d'Ă©tat de nuire...

Si tout cela est sans doute un brin trop classique, les amateurs du genre seraient bien mal avisés de refuser cette virée coréenne : un duo d'enfer, un meurtrier implacable, un suspense nerveux, une utilisation magistrale de la violence, une pointe d'humour et un dénouement jouissif...

Bref, un défouloir brutal et délirant comme on les aime !

🎬 Music of my Life : 4/5

Il y a certains films qui n'ont d'autres vocations que celle de faire du bien. Music of my Life est de ceux-lĂ .

La rĂ©alisatrice britannique d'origine indienne Gurinder Chadha reprend ici les clefs de ses prĂ©cĂ©dents succĂšs. Comme ce fut le cas pour Joue-la comme Beckam (conte moderne sur le football fĂ©minin portĂ© par la trĂšs jeune Keira Knightley) ou Coup de foudre Ă  Bollywood (transposition contemporaine d’Orgueil & PrĂ©jugĂ©s avec un couple mixte Ă  l'appui), l'idĂ©e est de faire passer un message de tolĂ©rance, d'acceptation et de libertĂ©, sans pathos ni tire-larmes. Dans les films de Chadha, les protagonistes affrontent les clichĂ©s et le racisme la tĂȘte haute et le public quitte la salle le cƓur lĂ©ger. C'est la promesse vĂ©hiculĂ©e, une fois encore, par Music of my Life.

Le long-mĂ©trage relate le parcours de Javed, un jeune homme d'origine pakistanaise qui Ă©touffe au sein d'une Ă©ducation trop stricte et d'une ville Ă©troite d'esprit, Luton. Nous sommes en 1987, Thatcher fait sa loi, le chĂŽmage est au plus haut. Javed rĂȘve d'ailleurs. Un ailleurs qu'il va conquĂ©rir par l'amour des mots et une vocation qu'il ose enfin envisager : celle d'Ă©crivain. BallottĂ© entre son hĂ©ritage familial et son quotidien en Grande-Bretagne, partagĂ© entre son besoin irrĂ©pressible de vivre son futur comme il l'entend et la pression subie par un pĂšre trop rĂ©servĂ©, le jeune homme va dĂ©couvrir par l'intermĂ©diaire de Bruce Springsteen un cri de libertĂ© et d'espoir...

Le long-métrage est, la plupart du temps, d'une justesse absolue : la difficulté à communiquer avec sa famille, les amours de jeunesse, la passion dévorante pour un(e) artiste, les premiers combats, les révoltes adolescentes, le fossé qui se creuse entre deux anciens camarades qui s'étaient jurés une amitié éternelle... Le scénario a la beauté simple et sincÚre des histoires vraies, il s'avÚre touchant et authentique.

Si la sobriété et la pudeur sont souvent de mise, Chadha se permet également de trÚs beaux moments de mises en scÚne, notamment lorsque Javed découvre Springsteen via son morceau culte Dancing in the Dark. Ce passage, trÚs inspiré, offre un moment d'évasion absolument jouissif.

La fable est certes candide, le dénouement propose un happy-end un peu trop forcé... Mais le film possÚde des qualités évidentes qui surpassent cette tendance à la niaiserie. Quant au plaisir et à l'énergie véhiculés par l'acteur principal, le tout nouveau venu Viveik Kalra, ils suffisent amplement à se laisser emporter. A ses cÎtés, on retrouve la sublime Hayley Atwell et la trop rare Sally Phillips, ainsi que deux rescapés de Game of Thrones, Dean-Charles Chapman et Nell Williams.

Chronique adolescente, ode à la culture, à l'acceptation et à la détermination, porté par une BO endiablée, Music of my Life compte parmi les bonnes surprises de cette année 2019.

Un film feel-good qui met indiscutablement de la musique et de la bonne humeur dans le quotidien !

🎬 Le Dindon : 1,5/5

De Yves Saint-Laurent à Versailles en passant par le plus controversé Iris, Jalil Lespert s'est imposé en cinéaste de la sensualité sulfureuse, de la perversion sur papier glacé, de la beauté-malaise... Aussi, cette excursion dans la comédie avec Le Dindon, vaudeville culte signé par le dramaturge Feydeau en 1896, avait de quoi en laisser plus d'un circonspect.

Et à raison puisque, pour reprendre une adaptation autrement plus réussie : un four, c'est un four !

AprĂšs un gĂ©nĂ©rique plaisant oĂč l’on joue sur les couleurs et une dizaine de minutes Ă  peu prĂšs potable oĂč Guillaume Gallienne et Alice Pol nous rĂ©galent de leurs Ă©changes truculents, c’est la dĂ©bandade, dans tous les sens du terme. La plupart des acteurs cabotinent Ă  n’en plus finir, le scĂ©nario souffre de sĂ©rieux problĂšmes de rythme, les vannes tombent Ă  plat, la transposition dans les 60’s ne marche absolument pas
 Il semble Ă©vident que Feydeau, vu Ă  l’époque #metoo, est un pari risquĂ© – un pari qui ne paye pas. Parmi les points forts du long-mĂ©trage, citons nĂ©anmoins la classe fougueuse de Pol, le charme de Camille Lellouche et, en de plus rares moments, l’interprĂ©tation dĂ©calĂ©e de Gallienne en obsĂ©dĂ© du jupon ; soulignons la musique entraĂźnante de Marco Prince ; et, enfin, saluons la photographie splendide
 Quelques atouts qui ne compensent guĂšre le reste, affligeant de nullitĂ©. La derniĂšre collaboration Lespert/Gallienne est d’un ennui mortel, inconsĂ©quente au mieux, malaisante au pire. Le dindon, Ă  n’en pas douter, c’est nous !

🎬 Un jour de pluie Ă  New-York : 4/5 La balade d'un jeune couple au cƓur d'un New-York anachronique, dans une ambiance romantique, mĂ©lancolique et pluvieuse, voilĂ  la proposition que nous offre Woody Allen pour son dernier long-mĂ©trage.

Lui, c'est Gatsby (Timothée Chalamet), jeune dandy empli de spleen, déphasé, hostile à son milieu privilégié, pianiste à ses heures perdues et joueur invétéré, fume-cigarette au bec. Elle, c'est Ashleigh (Elle Fanning), ravissante sotte, apprentie journaliste, étudiante spontanée à la fraßcheur candide et désarmante, engoncée dans ses pulls sages et ses ballerines. Il aime la pluie, les questions existentielles, l'extase citadine, les artistes torturés. Elle préfÚre le soleil, la légÚreté du moment, le milieu rural, les bellùtres un peu vides. A priori, un tandem épanoui. Pourtant, la ville, capricieuse et surprenante, va les séparer pour une journée des plus singuliÚres. Le week-end en amoureux tourne à l'excursion solo, elle dans le milieu du cinéma entre réalisateur déprimé, scénariste lourdé et playboy hispanique ; lui dans cette ville qu'il chérie, de rue en avenue, de musée en café-bar, de retrouvailles en rencontres.

Le dernier Allen est une sucrerie douce-amĂšre, l'une de ces comĂ©dies romantiques au charme inĂ©narrable. Les dialogues qui font mouche, la photographie magnifique, la rĂ©alisation enlevĂ©e, la bande-originale jazzy Ă  souhait, l'esprit vaguement surannĂ©, le charme juvĂ©nile des interprĂštes, tout cela se mĂȘle dans un timing parfait. Il y a toujours cette petite note nostalgique, ce ton pince sans rire, ces Ă©changes volubiles, que l'on retrouve dans tous les grands films du rĂ©alisateur. DerriĂšre la frivolitĂ© apparente, on retrouve aussi une critique des apparences, des faux-semblants, des petites mesquineries des milieux dits privilĂ©giĂ©s, du cinĂ©ma intello Ă  la bourgeoisie bien-pensante. La balade est certes dĂ©licieuse, virevoltante et loufoque, elle n'en ait pas moins inspirĂ©e et mordante.

Face Ă  Chalamet, Petit Prince aux boucles brunes et Ă  la verve enlevĂ©e et Fanning, qui rĂ©ussit l'exploit d'Ă©chapper au stĂ©rĂ©otype de la "blonde ingĂ©nue", on retrouve un casting en or : le trop rare Liev Schreiber, Jude Law toujours aussi Ă  l'aise, Diego Luna hilarant en sĂ©ducteur Ă  l'accent chantant et surtout Selena Gomez. La rescapĂ©e de l'Ă©curie Disney tient ici son meilleur rĂŽle : piquante et pĂ©tillante, la jeune femme dĂ©montre ici tous ses talents d'actrice. Elle incarne, aux cĂŽtĂ©s de Chalamet, un duo enflammĂ© et jubilatoire, oĂč les rĂ©pliques fusent entre deux regards troubles. Et puis il y a New-York, hĂ©roĂŻne Ă  part entiĂšre, qui unit et dĂ©fait les destins au grĂ© de ses envies.

Une escapade amĂ©ricaine poĂ©tique et sentimentale, que l'on rĂȘve de faire Ă  notre tour, dans une calĂšche, un jour de grisaille.

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