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Cin’express : Mai 2018

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Mai 2018

ūüé¨ Monsieur Je-Sais-Tout : 3/5

A l'heure o√Ļ les com√©dies printani√®res se multiplient sur nos √©crans (Taxi 5, Love Addict, Abdel et la Comtesse), on attendait beaucoup de Monsieur Je-Sais-Tout qui promettait de jolis moments d'√©motion et d'humour tout en traitant un sujet d√©licat : l'autisme. Si le th√®me s'av√®re passionnant, son traitement l'est nettement moins.

Pourtant, d'emblée, le film cumule des bons points : le casting est génial, les choix musicaux pertinents, la réalisation soignée, les plans mettent parfaitement en valeur la Charente-Maritime, ses plages, ses maisons à toit plat et ses pins...

Surtout, au cŇďur du film, on retrouve la relation fragile mais affectueuse qui lie Vincent √† son neveu, L√©onard, autiste Asperger. L'√©volution de leurs rapports - si elle a lieu sur un temps relativement court - semble cr√©dible et le film met particuli√®rement en exergue son caract√®re instable. Vincent, homme fruste et sans attache, se retrouve totalement d√©sempar√© face √† ce gamin dot√© d'une intelligence rare mais incapable de communiquer simplement. La cohabitation forc√©e, la confiance qui s'installe progressivement, l'alliance de deux passions en une seule (les √©checs et le foot), les petits bonheurs du quotidien, les angoisses face √† une situation complexe, et enfin l'amour d'un oncle pour son neveu sont sans conteste les points forts du long-m√©trage. Touchant et dr√īle, le duo form√© par Arnaud Ducret et Max Baissette de Malglaive b√©n√©ficie d'une belle alchimie. Dans le r√īle d'un autiste Asperger, ce dernier, petit prodige du cin√©ma fran√ßais, excelle.

C'est d'autant plus dommage que le film finisse malgr√© tout par tomber dans les sempiternels st√©r√©otypes de la com√©die fran√ßaise, clich√©s dont souffrait √©galement Tout le monde debout : une histoire d'amour totalement superflue, une vision quasi-id√©alis√©e de l'handicap, les rapports simplistes de la famille... Les grands-parents sont totalement d√©douan√©s au d√©nouement alors que les parents de L√©onard sont totalement absents du film. Pire, la m√®re est qualifi√©e de "folle" dans les grandes largeurs, sans que l'on sache ce qui lui vaut une telle animosit√© dans ce sc√©nario cens√© pr√īner la tol√©rance...

Monsieur Je-Sais-Tout est un film sympathique, à défaut d'être totalement réussi - on est loin des chefs d'oeuvre Rain Man ou Gilbert Grape.

ūüé¨ Avengers - Infinity War : 4/5

Après des années passées à nous teaser l'ultime bataille des Avengers face à Thanos, inutile de dire que l'attente avait atteint son paroxysme ! Alors, réussite ou réchauffé ?

Glissant clairement sur la vague prometteuse orchestrée par Black Panther et Doctor Strange, Avengers - Infinity War comble les attentes et offre à peu de choses près tout ce qu'on pouvait désirer dans un long-métrage de cette envergure : des scènes de batailles épiques ; de véritables enjeux ; des relations entre les personnages mieux exploitées que jamais ; un antagoniste vraiment intéressant, mégalo et despote mais tout entier consacré à ce qu'il considère comme son devoir ultime (l'extermination sans distinction de la moitié de l'univers et la sauvegarde de ses survivants).

L'alliance des Avengers avec les Gardiens de la Galaxie n'est pas sans rappeler l'effervescence provoqu√©e par le tout premier film r√©unissant Captain America, Iron Man, Hulk, Thor et la Veuve Noire. C'√©tait en 2012 (d√©j√† !) et depuis, aucun film Marvel n'avait su √©galer cette avalanche super-h√©ro√Įque combin√© √† l'engouement public et √† la production dantesque. C'√©tait nouveau, du jamais vu sur grand √©cran, parfaitement ma√ģtris√© et calibr√© pour s√©duire le plus grand nombre. Un succ√®s qui a largement emball√© les Studios Marvel au point de lancer les 2 phases suivantes... Avec plus ou moins de succ√®s.

Avengers 2 était une déception grandiloquente ; Captain America - Civil War une très bonne surprise plus intimiste ; Les Gardiens de la Galaxie un excellent premier volume dont l'éclat a été singulièrement terni par une suite poussive ; Spider-Man - Homecoming et Thor - Ragnarok n'avaient pas fait l’unanimité alors que Black Panther se démarquait clairement de ses précurseurs en instaurant une passion mondiale autour du Wakanda et ses habitants.

On retrouve dans Infinity War la fra√ģcheur du premier Avengers : de cette alliance entre les sauveurs de la Terre et les bras-cass√©s de l'espace na√ģt une v√©ritable √©quipe aussi improbable que r√©ussie, attachante, f√©roce et fragile. En terrible posture.

C'est peut-être là ce qui distingue Infinity War des autres productions Marvel : pour la première fois depuis 2008, date à laquelle Iron Man bouleversa à jamais le paysage audiovisuel, on ressent le poids des décisions, les risques encourus par nos héros, la tension mortelle qui pèse sur eux... Dès les premières secondes, le film surprend par sa noirceur et sa dimension tragique, une ambiance qu'il conservera durant la totalité de sa durée.

Il faut dire qu'en l'espace de dix ans, les spectateurs ont largement eu le temps de s'attacher à ces personnages. Ils les ont vu grandir, gagner en complexité, s'affronter, se réconcilier, tomber amoureux. Le film joue beaucoup sur ses duos, qu'ils soient construits sur l'amour ou l'attachement : Wanda et Vision, Natasha et Bruce, Gammora et Quill, Tony et Peter, Rocket et Groot, Gamorra et Nébula, Loki et Thor. L'idée de voir l'équipe réellement en mauvaise posture ou pire, anéantie, n'avait été qu’effleurée durant cette dernière décennie. Cette fois, la menace est tangible et Thanos, l'ennemi ultime, un adversaire de taille.

Complexe, dangereux, impitoyable, tyrannique, excellent combattant, il est plong√© dans une sorte de d√©lire o√Ļ il s'estime √™tre le seul en mesure de pr√©server l'univers. Il d√©roge ainsi √† l'√©ternel st√©r√©otype du "m√©chant qui veut contr√īler le monde". Non, Thanos, contrairement √† d'autres ennemis, est un id√©aliste qui cherche √† le pr√©server par tous les moyens. Il n'est pas sans rappeler quelques dictateurs (bien terriens ceux-l√† !) qui estimaient de leur devoir d'an√©antir une partie de la population pour la sauvegarde de l'humanit√©. Un N√©m√©sis fascinant et d'ores et d√©j√† iconique.

Alors on pardonne volontiers √† Infinity War ses incoh√©rences, ses facilit√©s sc√©naristiques et sa tendance √† fr√īler dangereusement le pathos... Pendant 2h30, le suspense est √† son comble, le spectacle largement √† la hauteur, les acteurs excellent comme √† leur habitude. Si bien qu'√† sa conclusion, on ne peut souhaiter qu'une chose : que sa suite et potentiel d√©nouement, pr√©vue en mai 2019, soit √† la hauteur.

ūüé¨ The Kissing Booth (exclusivit√© Netflix) : 2/5

La dernière production Netflix en date n'est autre que The Kissing Booth, une comédie romantique légère adaptée d'un best-seller young adult signé Beth Reekles.

L'intrigue prend place dans un milieu ultra privil√©gi√© et, vous l'aurez compris, tout ceci est √ī combien pr√©visible. On y suit Elle, une jeune lyc√©enne qui en pince naturellement pour Noah (profession : bad-boy et clich√© sur pattes). Ce dernier est le grand fr√®re du meilleur ami de Elle, Lee. Meilleur ami qui lui a bien entendu interdit toutes relations intimes avec son a√ģn√©. Mais, face √† son cŇďur - et ses hormones - qui la travaillent en puissance, Elle ne peut r√©sister longtemps au t√©n√©breux bagarreur.

The Kissing Booth est d√©goulinant de niaiserie, st√©r√©otyp√© au possible mais allez savoir pourquoi... √ßa marche ! Tout ceci reste regardable et m√™me plut√īt sympathique, d√®s lors qu'on passe outre les innombrables clich√©s qui jalonnent le tout (le trio de bimbos pompom girls, le brun myst√©rieux, le meilleur ami jaloux, la jeune fille √©cartel√©e entre l'amiti√© et l'amour, la figure paternelle bien bienveillante etc.). Il se d√©gage du long-m√©trage une √©vidente innocence, l'envie simple et assum√©e d'offrir quelques jolis moments au public cible - rien de plus rien de moins.

Le film doit beaucoup √† son casting qui s'en tire honorablement malgr√© le peu de mati√®re dont il dispose : Jacob Elordi parvient √©tonnement √† donner de l'√©paisseur √† son arch√©type de bell√Ętre ; Joel Courtney (d√©couvert dans Super 8) est touchant en meilleur ami possessif jaloux de la notori√©t√© de son fr√®re ; Molly Ringwald, l'√©ternelle muse de John Hughes depuis Seize bougies pour Sam, est parfaite en maman de substitution.

Joey King campe impeccablement Elle, sans conteste le personnage le plus int√©ressant : notre h√©ro√Įne, qui a perdu sa m√®re, doit composer avec la pubert√©, son besoin de reconnaissance, un meilleur ami d√©vou√© mais envahissant, sa passion pour le sport, son √©vident d√©sir pour Noah et son envie de r√©volte adolescente qui s'exprime √† grand coup de cuites nocturnes et de strip-tease improvis√© dans le vestiaire masculin...

Le film évoque la sexualité constamment, tout en veillant (hélas !) à ne jamais tomber dans le sulfureux - on est très loin des effusions hormonales du terrifiant It follows, du foudroyant Pump up the Volume ou de l'obscur Deep End. De même, il n'y a pas entre Noah et Elle cette alchimie qu'on retrouve dans certaines de ses précurseurs, tels 10 bonnes raisons de te larguer, Heathers ou Dirty Dancing. Toutefois, Elle n'a rien d'une prude - on échappera au moins au cliché de la vierge effarouchée ou faussement bigote. De même, elle sait d'emblée ce qu'elle veut et si l'auteur se sent obligé de nous infliger une énième rupture (à laquelle on ne croit pas une seconde), elle reste dans l'ensemble agréable et cohérente avec ses choix. Son duo avec Lee est très réussi, ainsi que son attirance pour Noah.

Anecdotique mais plut√īt charmant, The Kissing Booth est un teen movie lambda qui ne r√©volutionne pas le genre mais se suit sans d√©plaisir.

ūüé¨ Deadpool 2 : 3,5/5

Le premier Deadpool avait r√©volutionn√© le petit monde des super-h√©ros en pr√©sentant un protagoniste d√©lur√©, politiquement incorrect et hilarant, un looser magnifique et attachant, immortel de surcro√ģt, qui prend plaisir √† casser all√®grement le quatri√®me mur... Dans le r√īle titre, Ryan Reynolds avait surpris l'ensemble des spectateurs et conquis m√™me les plus sceptiques qui gardaient en m√©moire le fiasco Green Lantern et une apparition contestable dans X-Men Origins: Wolverine. Comment continuer sur cette voie sans tomber dans la r√©p√©tition et conserver la singularit√© de ce premier volume ?

Curieusement, le film réussit son pari d'une façon très "deadpoolesque" - si on peut dire : en poussant le délire encore plus loin que son précurseur ! Le long-métrage balance ses références à la pop-culture au même débit que Deadpool envoie ses vannes, le casting est parfait (on voit passer furtivement Brad Pitt, Terry Crews et la révélation Bill Skarsgård), la musique est toujours aussi cool et même les choix les plus surprenants font sens. Le tout reste impertinent, provocateur, hilarant et accumule les scènes d'action aussi improbables que délirantes - directement dans la lignée du premier long-métrage, donc.

Le g√©n√©rique d'ouverture, hommage parodique √† James Bond sur fond de C√©line Dion, est aussi beau que dr√īle et les sc√®nes de fin m√©ritent vraiment le coup d‚ÄôŇďil tant Reynolds manie √† la perfection l'auto-d√©rision.

Deadpool 2, c'est du grand guignolesque soign√© pour public averti, qui s'octroie de temps √† autre des moments d'√©motions √©tonnamment r√©ussis. Une √©motion bas√©e sur le retour de personnages qu'on a aper√ßu et aim√© dans le premier volet. Le spectateur prendra plaisir √† revoir Vanessa, Dolpinder, Weasel, Blind Al, Negasonic Teenage Warhead et Colossus tout comme il adorera d√©couvrir les nouveaux bras cass√©s des Studios Marvel. Les principales nouvelles recrues ne sont autres que Cable (Josh Brolin) et Domino (Zazie Beetz), tous deux g√©niaux, ainsi que Russel, jou√© par Julian Dennison. Ce dernier, s'il campe √† merveille l'ado meurtri, peine toutefois √† insuffler l'√©motion n√©cessaire dans des moments pourtant clefs. R√©sultat : Russel est plus souvent aga√ßant qu'autre chose, √† l'instar du personnage de L√†-haut avec qui il partage le m√™me pr√©nom et quelques caract√©ristiques physiques √©videntes.. Co√Įncidence ou pied de nez de Marvel √† Pixar ? Difficile √† dire tant les r√©f√©rences sont nombreuses dans le film !

Quant √† Miller, s'il est un antagoniste h√©las trop absent, son interpr√®te Eddie Marsan parvient √† rendre chaque apparition gla√ßante et en fait un homme froid et pervers, anti-mutant de surcro√ģt, directeur fourbe d'un orphelinat aussi sadique que fanatique.

Alors oui, déjà, on sent que la machine s’essouffle. Mais Reynolds prend un tel plaisir à camper son anti-héros qu'on aurait tort de s'en priver. Cette suite jouissive, ahurissante de bêtise, d'une violence décomplexée, fun et totalement en roue libre reste un bol d'air frais dans l'univers Marvel...

Reste à voir ce que donnera X-Force, annoncé courant 2019 !

ūüé¨ Solo - A Star Wars Story : 3/5

Deux ans après la sortie de l'excellent Rogue One, Star Wars nous revient avec une nouvelle story et pas n'importe laquelle : celle d'Han Solo. Conséquence logique à un tournage compliqué et aux rumeurs annonçant d'ores et déjà un potentiel fiasco, les retours post-projection du Festival de Cannes étaient plus que mitigés : quelques retours positifs noyés sous des critiques majoritairement négatives ! Qu'en est-il alors de ce film, accouché dans la douleur par Ron Howard après le départ de Christopher Miller et Phil Lord ?

Crevons de suite l’abcès. Solo est un produit sympathique mais un mauvais Star Wars !

Pris ind√©pendamment de la galaxie imagin√©e par George Lucas, le long-m√©trage est tout √† fait correct : c'est un r√©cit d'aventures sur fond de SF o√Ļ se m√™lent les p√©rip√©ties d'un film de pirates associ√©es √† de multiples r√©f√©rences au western. Quant √† la BO, sign√©e John Powell et l'irrempla√ßable John Williams, elle est tout simplement superbe. Le tout est certes pr√©visible mais appr√©ciable, surtout lorsqu'il s'autorise quelques sc√®nes d'action tr√®s bien men√©es : le train de marchandises attaqu√© dans des montagnes glac√©es, le monstre tentaculaire √©voquant un Kraken de l'espace, les courses-poursuites en veux-tu en voil√†... Mais ces quelques fulgurances m√™lant rebondissements explosifs et r√©alisation stylis√©e restent h√©las relativement rares.

Trop, en tout cas, pour parer au principal problème du film : son héros. La plupart des fans vénèrent Han Solo, le bandit cool et intrépide, courageux, toujours flanqué de son meilleur ami poilu surnommé affectueusement Chewie. La pop culture l'a érigé au rang d'idole, les cinéphiles ont loué la prestation d'Harrison Ford. La légende était établie et tout retour sur ses origines semblait vain. Sans surprise, cette affirmation se révèle juste. Alden Ehrenreich a beau s'en tirer honorablement, il est malheureusement impliqué dans un projet que personne ne voulait réellement voir. Chacun avait eu largement le temps d'imaginer les aventures d'Han Solo et Chewbacca, de songer à leur rencontre, à leur passé... Et comme souvent, la proposition officielle du studio n'égale pas les fantasmes des fans.

Le projet souffre aussi de la comparaison in√©vitable avec son pr√©d√©cesseur ; Rogue One avait su g√©rer son statut de film d√©riv√© √† la perfection ! Il pr√©sentait des personnages in√©dits tout en laissant appara√ģtre, de temps √† autres, quelques protagonistes bien connus ou en glissant des r√©f√©rences subtiles √† d'autres volets de la saga. Le spectateur ignorait tout de Cassian, Jyn, K-2SO, Baze, Chirrut et Bodhi avant Rogue One et si leur fin semblait in√©luctable, la tension et l'attachement port√© √† ses h√©ros √©ph√©m√®res demeuraient intacts durant tout le film... C'√©tait sombre, d√©chirant, shakespearien.

Solo fait tout l'inverse, trop maladroit, trop volubile, comme une fan-fiction √† gros budget dont les travers sautent aux yeux constamment. Il cherche √† √™tre fun, dr√īle, d√©complex√©, √† l'image de son mythique h√©ro sans jamais r√©ussir. La prog√©niture boiteuse de Ron Howard p√™che pas exc√®s de bonne volont√© : √† trop vouloir multiplier les r√©f√©rences √† Star Wars, il gave les fans jusqu'√† la naus√©e puis l'overdose.

C'est d'autant plus regrettable que, curieusement, il r√©ussit tout ce qui n'est pas directement li√© √† l'univers culte. A commencer par sa troupe de mercenaires, compos√©e de personnages cr√©√©s sp√©cialement pour l'intrigue, √† savoir Tobias Beckett, Val et Rio - des personnalit√©s hautes en couleurs et prometteuses qui ne seront jamais approfondies et dispara√ģtront sans conna√ģtre le d√©veloppement qu'ils m√©ritaient. Mention sp√©ciale √† Beckett, que les sc√©naristes ne parviennent jamais √† d√©velopper convenablement et qui doit beaucoup √† l'interpr√©tation de Woody Harrelson.

Le traitement d'autres protagonistes in√©dits, tels que L3-37 ou Qi'Ra, reste trop in√©gal pour les rendre appr√©ciable ; l√† aussi on sent que le film cherche d√©sesp√©r√©ment √† √™tre aim√© sans y parvenir, en nous pr√©sentant des personnages f√©minins forts qui pourtant se r√©v√®lent aussi fades que st√©r√©otyp√©s. Et la plantureuse Emilia Clarke, r√©v√©r√©e pour son r√īle dans Game of Thrones, montre de nouveau les m√™mes limites que dans Terminator - Genisys et se r√©v√®le peu convaincante dans les sc√®nes d'action.

De même, Paul Bettany, pourtant génial dans Chevalier, La Plus Belle Victoire, Master and Commander ou le Marvel Cinematic Universe ne parvient jamais à donner le charisme nécessaire à l’antagoniste principal d'Han.

Saluons n√©anmoins les prestations de Donald Glover (Lando Calrissian), Joonas Suotamo (Chewbacca) et Erin Kellyman dans un r√īle taill√© sur mesure : tous trois s'en tirent remarquablement.

Quelques points forts mais beaucoup trop de casseroles pour permettre au Faucon Millenium de reprendre du service avec Han aux commandes. Et même s'il subit actuellement un bad buzz non mérité, il faut être réaliste : Solo était hautement dispensable.

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