Carnets secrets, 1869-1886 de Louis II de Bavière #En 3 points

21/03/2016

Titre : Carnets secrets, 1869-1886 de Louis II de Bavière

Auteur : Louis II de Bavière

Genre : Journal intime

Date de parution originale : 1869-1886

Résumé de l'éditeur : On assiste, dans ce journal intime, au combat pathétique d'un homme déchiré entre ses désirs naturels et les interdits d'une morale implacablement répressive. Sans doute l'atavisme des Wittelsbach joua-t-elle un rôle dans le délabrement progressif des facultés mentales du souverain. Mais, s'il finit par sombrer dans une sorte de démence, la lecture de ces pages nous donne à rectifier notre diagnostic. Louis II n'était pas fou : l'Allemagne de Bismarck broyait quiconque n'obéissait pas aux règles sexuelles codifiées dans les nouvelles lois de l'Empire, et Louis II, tout souverain qu'il était, fut brisé par l'effroyable machine. Cette édition des {Carnets Secrets} de Louis II de Bavière est la traduction intégrale du texte original publié en 1923. Elle est augmentée du rapport psychiatrique des médecins de Louis II et du rapport d'autopsie établis en juin 1886 ainsi que des notes et commentaires de l'édition allemande publiée par Nymphenburger en 1986.

 

 #En 3 points
*Les souvenirs d'un esprit tourmenté : tous ceux qui se sont intéressés un tant soit peu à Louis II de Bavière savent à quel point le Roi a souffert de ses penchants homosexuels ; ces carnets secrets en sont le reflet, l'exutoire à ses fantasmes, à ses remords face à l'accomplissement de l'acte charnel, laissant peu de place à la politique ou à sa famille - l'ensemble étant codé, on ne peut que saluer le travail de celui qui a décrypté les nombreuses abréviations et phrases confuses qui remplissent ces pages.
*La question de la légitimité : seulement, et c'est là tout le problème, ces carnets cryptés étaient secrets et dédiés à n'être lus que par Louis II et un cercle de proches ; dans la mesure où être percé à jour l'épouvantait, il semble évident que le Roi se serait farouchement opposé à ce qu'ils soient divulgués au public - la question de savoir si oui ou non la publication de ces carnets est légitime est préoccupante, surtout qu'ils nous apprennent bien peu de choses : avons-nous le droit de lire un journal intime sous prétexte que son auteur était illustre ? De quoi laisser une amère impression de voyeurisme...
*La préface dédaigneuse : outre ce côté dérangeant, quelque chose d'autre saute immédiatement aux yeux du lecteur : Dominique Fernandez, qui a signé la préface, est ainsi d'une intolérance et d'un mépris total envers Louis II, dont il remet en cause les châteaux et la personnalité, soulignant son manque d'imagination et l'assimilant à un vulgaire copieur - dans ces conditions, il est plus que difficile de cautionner une édition pareille, passez votre chemin !

 

 

 

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