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Série files : Sherlock

ūüé• S√©rie files : Sherlock ūüé•

Saison 1 à 3 + Episode spécial

‚≠ź avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lara Pulver,


Steven Moffat fait office de Nicolas Flamel dans l‚Äôunivers des s√©ries TV ; apr√®s avoir d√©poussi√©r√© le mythe de la SF Doctor Who, il donne √† Sherlock Holmes, le h√©ros d‚ÄôArthur Conan Doyle, un √©lixir de jouvence. R√©sultat ? Probablement la meilleure s√©rie polici√®re de ces dix derni√®res ann√©es, furieusement cocasse, intelligente et impr√©visible. Transpos√© un personnage aussi atypique que Sherlock √† notre √©poque √©tait un pari risqu√©‚Ķ Pourtant, cette vision du c√©l√®bre d√©tective anglais, cynique et impertinent, s√©duit d√®s le premier √©pisode. Les patchs ont remplac√© la pipe, l‚Äôordinateur et Internet supplantent la loupe, le fameux couvre-chef d‚ÄôHolmes (le ¬ę deerstalker ¬Ľ) est rel√©gu√© aux oubliettes, voir critiqu√©. Le plus surprenant ? √áa marche ! Cette vision moderne fait l‚Äôunanimit√©, tant aupr√®s des fans de Doyle que des nouveaux spectateurs. Sherlock est un m√©lange astucieux et curieusement addictif, qui doit sans doute beaucoup √† sa g√©nialissime √©quipe sc√©naristique et √† son tandem de choc, Benedict Cumberbatch et Martin Freeman dans les r√īles d‚ÄôHolmes et Watson. Nul doute que Cumberbatch, exub√©rant, charismatique et capricieux, aura marqu√© l‚Äôunivers Holm√©sien avec son interpr√©tation. Il succ√®de ainsi √† un palmar√®s d‚Äôacteurs impressionnants (Basil Rathbone, Peter Cushing ou encore Robert Downey Jr)‚Ķ Et les √©vince sans la moindre difficult√© ! Quant √† l‚Äôatout charme de la s√©rie ? Une dominatrice port√©e sur le fouet nomm√©e Ir√®ne Adler, interpr√©t√©e par la venimeuse Lara Pulver.

Après deux saisons aussi réussies, la chute semblait inéluctable : légèrement moins aboutie que ses prédécesseurs, la saison 3 s'est révélée curieusement anecdotique.

Une petite d√©ception balay√©e rapidement par l‚Äô√©pisode sp√©cial : l'Effroyable mari√©e . C'est avec d√©lice que les spectateurs ont pu se replonger dans les aventures du plus sexy charismatique d√©tective consultant du petit √©cran. Les showrunners Mark Gatiss et Steven Moffat ont su combler toutes les attentes avec cet √©pisode. Apr√®s une saison 3 en demi-teinte, ils reviennent au sommet de leur forme et livre un √©pisode sp√©cial alambiqu√© mais rafra√ģchissant, o√Ļ le pr√©sent s'entrem√™le avec le pass√© de fa√ßon totalement jouissive et inattendue. Le palais mental de Sherlock est ici abord√© en profondeur, ce qui, lorsqu'on adh√®re au concept, est hautement appr√©ciable. Comme toujours, ce sont les petits d√©tails qui donnent au tout son c√īt√© g√©nial : les g√©n√©riques remani√©s pour l'occasion, le traitement du personnage de Molly Hooper ou de Watson, les allusions √† Conan Doyle... L'ambiance, les costumes et la lumi√®re sont sublimes. Quant √† Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, ils livrent des performances parfaites, comme √† leur habitude.Beaucoup ont reproch√© √† cet √©pisode sp√©cial de ne pas avoir √©t√© un √©pisode plus traditionnel ou au contraire de s'inscrire dans la continuit√© de la saison 3. Pour moi, l'Effroyable mari√©e est le moyen id√©al de replonger dans l'esprit de la s√©rie avant la saison 4 et d'en apprendre davantage sur le personnage de Sherlock. Seul petit b√©mol, l'absence d'Ir√®ne Adler ! Bref 1h30 haletante pour un quasi sans faute.

Une chose est s√Ľre : Sherlock n‚Äôa pas fini de faire parler de lui. El√©mentaire.

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