SĂ©rie files : Sherlock

09/06/2016

đŸŽ„ SĂ©rie files : Sherlock đŸŽ„

Saison 1 à 3 + Episode spécial

⭐ avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lara Pulver,

 

Steven Moffat fait office de Nicolas Flamel dans l’univers des sĂ©ries TV ; aprĂšs avoir dĂ©poussiĂ©rĂ© le mythe de la SF Doctor Who, il donne Ă  Sherlock Holmes, le hĂ©ros d’Arthur Conan Doyle, un Ă©lixir de jouvence. RĂ©sultat ? Probablement la meilleure sĂ©rie policiĂšre de ces dix derniĂšres annĂ©es, furieusement cocasse, intelligente et imprĂ©visible. TransposĂ© un personnage aussi atypique que Sherlock Ă  notre Ă©poque Ă©tait un pari risqué  Pourtant, cette vision du cĂ©lĂšbre dĂ©tective anglais, cynique et impertinent, sĂ©duit dĂšs le premier Ă©pisode. Les patchs ont remplacĂ© la pipe, l’ordinateur et Internet supplantent la loupe, le fameux couvre-chef d’Holmes (le « deerstalker ») est relĂ©guĂ© aux oubliettes, voir critiquĂ©. Le plus surprenant ? Ça marche ! Cette vision moderne fait l’unanimitĂ©, tant auprĂšs des fans de Doyle que des nouveaux spectateurs. Sherlock est un mĂ©lange astucieux et curieusement addictif, qui doit sans doute beaucoup Ă  sa gĂ©nialissime Ă©quipe scĂ©naristique et Ă  son tandem de choc, Benedict Cumberbatch et Martin Freeman dans les rĂŽles d’Holmes et Watson. Nul doute que Cumberbatch, exubĂ©rant, charismatique et capricieux, aura marquĂ© l’univers HolmĂ©sien avec son interprĂ©tation. Il succĂšde ainsi Ă  un palmarĂšs d’acteurs impressionnants (Basil Rathbone, Peter Cushing ou encore Robert Downey Jr)
 Et les Ă©vince sans la moindre difficultĂ© ! Quant Ă  l’atout charme de la sĂ©rie ? Une dominatrice portĂ©e sur le fouet nommĂ©e IrĂšne Adler, interprĂ©tĂ©e par la venimeuse Lara Pulver.

AprÚs deux saisons aussi réussies, la chute semblait inéluctable : légÚrement moins aboutie que ses prédécesseurs, la saison 3 s'est révélée curieusement anecdotique.

Une petite dĂ©ception balayĂ©e rapidement par l’épisode spĂ©cial : l'Effroyable mariĂ©e . C'est avec dĂ©lice que les spectateurs ont pu se replonger dans les aventures du plus sexy charismatique dĂ©tective consultant du petit Ă©cran. Les showrunners Mark Gatiss et Steven Moffat ont su combler toutes les attentes avec cet Ă©pisode. AprĂšs une saison 3 en demi-teinte, ils reviennent au sommet de leur forme et livre un Ă©pisode spĂ©cial alambiquĂ© mais rafraĂźchissant, oĂč le prĂ©sent s'entremĂȘle avec le passĂ© de façon totalement jouissive et inattendue. Le palais mental de Sherlock est ici abordĂ© en profondeur, ce qui, lorsqu'on adhĂšre au concept, est hautement apprĂ©ciable. Comme toujours, ce sont les petits dĂ©tails qui donnent au tout son cĂŽtĂ© gĂ©nial : les gĂ©nĂ©riques remaniĂ©s pour l'occasion, le traitement du personnage de Molly Hooper ou de Watson, les allusions Ă  Conan Doyle... L'ambiance, les costumes et la lumiĂšre sont sublimes. Quant Ă  Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, ils livrent des performances parfaites, comme Ă  leur habitude.Beaucoup ont reprochĂ© Ă  cet Ă©pisode spĂ©cial de ne pas avoir Ă©tĂ© un Ă©pisode plus traditionnel ou au contraire de s'inscrire dans la continuitĂ© de la saison 3. Pour moi, l'Effroyable mariĂ©e est le moyen idĂ©al de replonger dans l'esprit de la sĂ©rie avant la saison 4 et d'en apprendre davantage sur le personnage de Sherlock. Seul petit bĂ©mol, l'absence d'IrĂšne Adler ! Bref 1h30 haletante pour un quasi sans faute.

Une chose est sĂ»re : Sherlock n’a pas fini de faire parler de lui. ElĂ©mentaire.

 

 

 

 

 

 

 

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