Cin’express : Le diptyque Crows Zero

22/11/2014

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Le diptyque Crows Zero

 

🎬 de Takashi Miike
⭐avec Shun Oguri, Takayuki Yamada, KyÎsuke Yabe, Sosuke Takaoka
🗓 Sortie : 2007 & 2009

 

Crows Zero est un film d'action, extrĂȘme et totalement barrĂ© comme les affectionnent nos amis du Soleil Levant. L'histoire est celle du lycĂ©e pour garçons Suzuran, oĂč chacun tente de gagner sa place par la force. Des bandes s'organisent donc et s'affrontent pour diriger Suzuran. A sa tĂȘte, celui qui est le plus proche de la victoire : Serizawa. Une hiĂ©rarchie qui va ĂȘtre lĂ©gĂšrement chamboulĂ©e avec l'arrivĂ©e de Genji, qui est aussi bien dĂ©cidĂ© Ă  remporter le titre trĂšs convoitĂ© de leader.


Basique certes. Mais le film, lui, ne l'est pas. Quoi que violent, immoral et dĂ©rangeant - moins que Battle Royal cela dit - Crows Zero bĂ©nĂ©ficie toutefois d'atouts certains : si le fait de voir des lycĂ©ens se taper dessus en mode mafieux, uniquement motivĂ©s par la reconnaissance et le pouvoir, est assez dĂ©stabilisant, il a aussi l'avantage de prĂ©senter des (anti)hĂ©ros gĂ©niaux, charismatiques et, parfois, imprĂ©visibles. Les personnages secondaires le sont Ă©galement - dont Ken, Yakuza crĂąneur et immature, sans rĂ©elle envergure, qui voit en Genji le fantasme de ce que lui-mĂȘme aurait pu ĂȘtre, et qui offre un regard intĂ©ressant sur la situation et les enjeux qui en dĂ©coule. Le scĂ©nario est bien construit, a tel point qu'il semble presque impossible de choisir entre Genji et Serizawa. Le crescendo dramatique est remarquable, la tension ne fait que croĂźtre impitoyablement durant la derniĂšre demi-heure. La fin se paie le luxe d'un discours quasi-philosophique, en opposition radicale avec le reste de l'intrigue.

Parmi les quelques défauts qui viennent plomber l'intensité, citons quelques longueurs ainsi qu'un humour plutÎt lourd qui plombe l'ambiance durant la premiÚre demi-heure. de Le 2 corrige le tir en se voulant moins décomplexé au niveau des vannes et plus nuancé, et si il connaßt un certain essoufflement en son milieu, c'est pour mieux repartir sur le combat final.
Ce second opus est dans la continuitĂ© directe du 1, avec des enjeux plus profonds, une rĂ©flexion sur les combats "sauvages" que se livrent les bandes... De mĂȘme, les rapports entre Genji et Serizawa se complexifient encore dans cette suite. Le thĂšme ici n'est pas de se procurer le pouvoir mais de le garder et surtout de le mĂ©riter, ce qui soulĂšve de nombreuses questions. Le 2 a nĂ©anmoins quelques points noirs dont le plus regrettable rĂ©side en un manque de tension qui rend le dĂ©nouement prĂ©visible (peut-ĂȘtre le fait de connaĂźtre les personnages et l'univers).

Les 2 volets ne forment vraiment qu'une unique et mĂȘme Ɠuvre, Ă  la BO Ă©bouriffante, Ă  l'interprĂ©tation convaincante et aux scĂšnes d'action parfaitement chorĂ©graphiĂ©es. Les fans de Battle Royale apprĂ©cieront.

Pour se les procurer c'est ici âžĄïž

 

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