Cin’express : La Folle journée de Ferris Bueller

13/06/2012

🎥 Cin’express : La Folle journée de Ferris Bueller 🎥

 

🎬 de John Hughes
⭐ avec Matthew Broderick, Alan Ruck, Mia Sara
🗓 Sortie : 17 décembre 1986

 

 

Peintre de la jeunesse des 80’s, John Hughes était sans aucun doute le réalisateur qui avait eu le plus à cœur de faire évoluer la vision conformiste des films pour ados. Avec son Breakfast Club, il s’était appliqué à clasher les codes traditionnels de la comédie, donnant à son histoire une dimension profonde et touchante qui faisait jusqu’alors défaut au cinéma américain – The Breakfast Club était alors entré dans la légende comme le film emblématique de toute une génération, le seul, peut-être, à encore nous parler aujourd’hui. Son troisième long-métrage, La Folle Journée de Ferris Bueller, est hélas bien loin du chef d’œuvre. Si l’on retrouve la verve, l’humour et le rythme dans lequel il est passé maître, agrémenté d’une bonne touche de rébellion envers le monde des adultes, Hughes semble s’essouffler – et nous avec ! Le réalisateur tourne un peu en rond avec cette histoire de gosses fortunés décidés à sécher le lycée pour vivre une journée inoubliable. Guidé par Ferris Bueller, le trio affronte son lot de péripéties, à commencer par le principal, obnubilé à l’idée de les coincer (rôle dans lequel Jeffrey Jones excelle). L’humour y est, le casting aussi – Matthew Broderick, Charlie Sheen, Jennifer Grey… Et surtout Alan Ruck, formidable, en ami et victime du personnage principal. Alors, on est en droit de se demander pourquoi cette Folle Journée manque de piquant. De ce fait, les comparaisons avec Breakfast Club et 16 bougies pour Sam sont presque inévitables… Et la déception encore plus grande, car il est évident qu’il ne possède ni la profondeur du premier ni le romantisme innocent du second. Comme toujours avec Hughes, pas de leçons de morale inutiles ; L’idée générale du scénario étant même plutôt à l’opposé: « La vie bouge bien trop vite, si tu t’arrêtes pas de temps en temps, elle peut te filer entre les doigts ». Le film n’est donc pas mauvais, la BO (réunissant les meilleurs morceaux de l’époque) n’a pas pris une ride et ses jeunes acteurs, survoltés, hissent cette histoire alambiquée vers le haut – Broderick en tête. La Folle Journée de Ferris Bueller n’est sûrement pas le meilleur dans la filmographie de John Hughes mais il permet néanmoins de passer un bon moment de détente, une histoire potache vite vue et presque aussi vite oubliée. Au final, le drame d’Hughes était peut-être d’avoir réalisé Breakfast Club en premier ? 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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