Cin’express : Les Immortels

01/04/2012

🎥 Cin’express : Les Immortels🎥

 

🎬 de Tarsem Singh
⭐ avec Henry Cavill, Mickey Rourke, Luke Evans
🗓 Sortie : 23 novembre 2011

 

 

Ceux qui s’attendaient à un énième Choc des titans en regardant Les Immortels risquent fort d’en prendre pour leur grade ! Tarsem Singh surprend par l’extrême violence et le côté très sombre de ce récit mythologique surprenant… Si la première demi-heure n’est guère encourageante, le film trouve par la suite un second souffle épique, mené par un Henry Cavill au sommet de sa forme. L’enthousiasme général véhiculé par le casting et l’attente du dénouement permet de passer outre les longueurs et les ruptures dans le rythme, hélas trop présentes. C’est donc sans vraie passion mais sans désintéressement non plus, que l’on patiente jusqu’à la confrontation finale entre le roi Hypérion et le jeune Thésée, entre les Titans et les Dieux – aussi brutale que grandiose. La façon dont Singh filme cette violente altercation entre le Bien et le Mal séduit ou rebute : sa réalisation sophistiquée, les images extrêmement soignées, le soin apporté aux couleurs (très chaudes et vives), la beauté des costumes… D’ailleurs, niveau costumes, c’est tout particulièrement ceux des Dieux – célestes – qui accrochent le regard, même si on pourrait soupçonner, à juste titre, que Singh ait puisé son inspiration dans les Chevaliers du Zodiaque ! Si la représentation des Dieux Grecs est aussi formidable et impressionnante, cela est en grande partie dû à leurs armures dorées, grandioses, qui confèrent à leurs interprètes (Luke Evans en tête), une aura divine ! Le choix de casting est plutôt judicieux et les rôles principaux sont remarquablement interprétés – Henry Cavill en Thésée intrépide, Luke Evans en Zeus indécis, Freida Pinto en oracle parfaite… Pourtant, tous sont éclipsés par Mickey Rourke, terrifiant lorsqu’il campe le roi Hypérion, mégalomane et sadique. Chose plutôt inhabituelle dans le péplum, les personnages secondaires sont assez travaillés pour être dignes d’intérêt ; notamment Stavros, voleur audacieux et provocateur, interprété par l’excellent Stephen Dorff (révélé au grand public dans le rôle phare du Somewhere de Sofia Coppola). Au demeurant, le problème majeur reste cet improbable mix de mythes grecs, dont l’histoire est bafouée au profit d’un mélange douteux. L’irrespect pour la mythologie grecque aurait d’ailleurs de quoi en agacer plus d’un et il est fort conseillé d’ignorer les légendes originales pour apprécier pleinement l’aventure que nous sert, à sa manière, Tarsem Singh. Inutile donc de vous attendre à un combat entre Thésée et le minotaure, à peine sous-entendu… Ceux qui sont en quête de réalisme et d’authenticité se détourneront donc de ces Immortels, quand les autres admireront leurs prouesses visuelles. Tout aussi imparfaits qu’ils soient, les Immortels restent un divertissement sympathique et au final, plutôt convaincant lorsqu’il s’agit d’éviter les clichés habituels 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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