Cin’express : Fright Night

08/10/2011

🎥 Cin’express : 🎥

Fright Night

 

🎬 de Craig Gillespie
⭐ avec Anton Yelchin, Colin Farrell, Toni Collette, David Tennant
🗓 Sortie : 14 septembre 2011

 

 

Vous en avez assez des Vampires ? Charley aussi. Surtout depuis qu’un démon aux dents longues et à l’appétit insatiable s’est installé juste à côté de chez lui ! Suite à la disparition de ses meilleurs amis, Charley comprend que ce Vampire-là n’a pas grand-chose à voir avec les gentils Cullen de Twilight… Pour protéger sa mère et sa copine Amy de l’emprise de Jerry, le jeune homme, aidé par un célèbre illusionniste de Las Vegas - Peter Vincent - va devoir virer du côté « Vampire slayer »… Bien conscient du côté sérieux à tendance mélodramatique qui entrave les Vampires depuis Twilight, Vampire Diaries et compagnie, Craig Gillespie s’est lancé dans le remake de Vampire, vous avez dit vampire ?, film culte sorti dans les années 80. Dépoussiérer la légende, se jouer des codes quasi-religieux qui pèsent sur le mythe en parodiant, à l’occasion, ces gentils films qui ont remis les Vampires au goût du jour… A ce jeu-là, Gillespie excelle. Si Fright Night est classé dans « comédie, horreur », il délaisse davantage le côté frisson pour s’illustrer à merveille dans l’humour noir, au moyen de répliques tout simplement géniales, percutantes et caustiques. Pour une fois, l’histoire d’amour n’est pas au cœur de l’intrigue (soupir de soulagement !), pas plus que de savoir si Jerry est oui ou non un Vampire – la réponse se fait au bout de quelques minutes : tout est centré sur le combat qui oppose Charley à Jerry, un combat où chacun élabore ses stratégies et avance ses pions, jusqu’au dénouement final ! Ces différences majeures font sûrement de Fright Night le film de Vampire le plus original de la décennie. Sans craindre de tomber dans l’improbable, il prend un malin plaisir à tourner en dérision tous les clichés véhiculés sur le genre : pluie de crucifix, hémoglobine à gogo, armada de pieux en tout genre, scènes d’action aussi drôles que violentes, dialogues hilarants… Et ce ne sont surtout pas les personnages principaux qui cherchent à donner un semblant de sérieux au film ! Si les rôles féminins sont, pour la plupart, plus que secondaires, les acteurs, eux, s’en donnent à cœur joie. Colin Farrell en tête : son interprétation de Jerry est tout simplement incroyable, il s’approprie le rôle avec facilité et ironie, grignotant des pommes à tout-va et roulant des muscles avec des regards de killer. Son Vampire est à la fois provocateur et irrésistible, la transformation qui le montre sous son côté de tueur est aussi innovante que convaincante (il est vrai qu’on a perdu l’habitude de voir des suceurs de sang effrayants au cinéma !). Histoire de descendre au passage la superficialité des lycées qui rejettent la différence et classent les élèves selon des stéréotypes, Charley (Anton Yelchin) est lui-même un ancien-geek en pleine reconversion pour devenir le mec populaire en mesure de faire craquer la plus belle fille du lycée, quitte à subir les fréquentations écervelées et superficielles de cette dernière ! Un adolescent normal, en définitive, qui va devoir s’endurcir un peu s’il souhaite survivre… Ed, le meilleur ami « fidèle » (excellent Christopher Mintz-Plasse, révélation de Kick-Ass) est cette fois un geek en mal de reconnaissance, délaissé par Charley, qui compte bien prendre sa revanche. La palme revient néanmoins à David Tennant : bien loin du Van Helsing classique, il campe un Peter Vincent lâche, porté sur la boisson, arnaqueur de première. Pour rajouter au comique du rôle, Tennant est secondé par Sandra Vergara, dans le rôle de Ginger, à la fois son assistante et sa maîtresse… Et leur couple fonctionne à merveille : que ce soit à cause de l’alchimie qui règne entre eux ou des répliques acerbes dont ils se gratifient inlassablement, le duo Vergara-Tennant est un succès. Sous ses dehors d’anti-héros, ses airs à Russell Brand et sa panoplie complète de magicien très moderne (pantalon en cuir, fausse barbe, faux cheveux, vernis noir, piercings), son personnage est sûrement le plus complexe du film, dévoilant progressivement un côté sombre, tourmenté. En tête d’affiche, Farrell, Yelchin, Mintz-Plasse et Tennant sont tout simplement excellents ! Si Fright Night souffre de quelques incohérences, des scènes d’une qualité inégale et d’un premier rôle féminin quasi-inexistant (Amy, interprétée par Imogen Poots), il s’illustre par son humour délicieusement macabre, sa volonté de dépoussiérer le mythe et son casting délirant. Une réussite du genre : un bon film de Vampires et une bonne comédie. « Ça va saigner ! » 

 

 

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