Cin'express : Green Lantern

01/10/2011

🎥 Cin'express : Green Lantern 🎥

 

🎬 de Martin Campbell

⭐ avec Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Sarsgaard

🗓 Sortie le 10 août 2011

 

Autre film de super-héros ayant envahi l’écran cet été, Green Lantern promettait d’être un adversaire de poids face à la concurrence, à savoir Captain America. Le duel Mavel/DC Comics était engagé : les deux plus grands éditeurs américains de BDs ne s’affrontaient pas qu’en librairie mais aussi au cinéma ! Résultat : Captain America a vu là une victoire éclatante… Car Green Lantern fait ressortir ce qu’il y a de pire dans les films de super-héros : à savoir des effets spéciaux tape-à-l’œil et un scénario infime, bien trop mince pour donner la moindre consistance à l’histoire. Le réalisateur Martin Campbell préfère - c’est visible dès les premières secondes - s’orienter sur les scènes d’action que sur ses personnages et la trame du film. A tort d’ailleurs, puisqu’on s’ennuie au bout d’une petite heure, dans l’attente d’une profondeur qui ne viendra jamais… Les dialogues sont pauvres, les rares touches d’humour atteignent un niveau proche de zéro, le rythme est très inégal et s’enlise dans un manque d’intérêt flagrant. Green Lantern, malgré des efforts flagrants pour l’éviter, se prend bien trop au sérieux et reste ce qu’il a toujours été : un pur produit marketing ! A trop négliger les personnages et le scénario, Campbell finit par lasser les spectateurs à une vitesse surprenante… Ainsi, le personnage principal est le meilleur exemple qu’on puisse donner : Hal Jordan (incarné par un Ryan Reynolds totalement las et désœuvré), est fade, horriblement cliché et ses quelques accès mélodramatiques ne suffisent pas à lui donner une âme ; c’est un stéréotype ambulant, qui ne parvient pas une seule seconde à convaincre le public en justicier traumatisé par la mort de son père. Presque aussi insipide, sa fiancée, Blake Lively : un rôle féminin quasi-inexistant, tout juste bon à suivre bêtement son cher Hal. Sur plus de deux heures, on ne peut soulever que deux bons points : le « méchant » Dr Hammond, qui se révèle être le personnage le plus intéressant du film (interprété avec talent par le génial Peter Sarsgaard) et la musique de James Newton Howard, tout simplement fantastique, qui parvint à donner un minimum d’intensité aux scènes. Chose étrange : les points faibles de Captain America sont les points forts de Green Lantern (un méchant génial et une bande-son sensationnelle). On regrette la performance hors du commun de Reynolds dans Buried et le Casino Royal réalisé par Campbell : tous deux ont déjà montré qu’ils savaient faire des choix plus judicieux que ce nanar visuellement hideux et scénaristiquement infect.

 

 

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