Cin'express : Pirates des CaraĂŻbes : la Fontaine de Jouvence

01/07/2011

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Pirates des Caraïbes - la Fontaine de Jouvence

🎬 de Rob Marshall

⭐ avec Johnny Depp, Penélope Cruz, Geoffrey Rush

🗓 Sortie : mai 2011
 
Comme toujours avec la saga, ce dernier film s’annonçait dĂ©jĂ  comme du grand spectacle. Toujours produit par Jerry Bruckeimer le 4Ăšme film de la franchise Ă©tait cette fois rĂ©alisĂ© par Rob Marshall, qui succĂ©dait aux talentueux Gore Verbinski. De nombreux fans s’étaient demandĂ©s si ce choix Ă©tait judicieux : Marshall est connu Ă  Hollywood comme la star des comĂ©dies musicales. Comme Baz Luhrmann (Moulin Rouge !), il s’était imposĂ© en deux films (Nine et Chicago) tel le nouveau Messie du monde musical, auparavant dĂ©limitĂ© par des rĂšgles et des clichĂ©s Ă  n’en plus finir. Il avait apportĂ© un nouveau souffle dĂ©licieusement rĂ©tro avec Chicago, petit bijou qui lui avait valu d’ĂȘtre nominĂ© aux Oscars et aux Golden Globes. Alors, Ă©tait-ce un choix avisĂ© ? Oui, sans conteste
 DĂ©laissant les effets spĂ©ciaux tape-Ă -l’Ɠil qui avaient envahi les deux derniers Pirates, Marshall favorise le cĂŽtĂ© artistique du film, son amour pour le monde musical se retrouve ainsi souvent dans la mise en scĂšne. L’une des premiĂšres scĂšnes de combat, Ă  la fois Ă©lĂ©gante et emportĂ©e, ressemble Ă©trangement Ă  un tango passionnĂ©, symbolisant du mĂȘme coup la liaison dĂ©vastatrice et complexe qui lie Jack Sparrow Ă  Angelica Teach. Car ce nouveau couple est bel et bien au centre de ce Pirates. Dans le personnage de Jack, Johnny Depp s’en donne une nouvelle fois Ă  cƓur joie ; son pirate reprend les ingrĂ©dients qui avaient fait son succĂšs dans la premiĂšre trilogie : sĂ©ducteur, charismatique, provocateur et moqueur, le capitaine Sparrow reprend du service pour livrer une nouvelle prestation Ă  la hauteur de son talent. Quant Ă  PĂ©nĂ©lope Cruz dans le rĂŽle de la vĂ©nĂ©neuse fille de Barbe-Noire, elle rĂ©pond Ă  toutes les espĂ©rances : manipulatrice, sensuelle et fine lame. Une forme de Jack au fĂ©minin, formes avantageuses inclues. AprĂšs Blow, on retrouve dix ans plus tard le duo Depp/Cruz, dotĂ© d’une alchimie toujours intacte. En grand mĂ©chant, Ian McEwan tire Ă©galement son Ă©pingle du jeu, Ă©vitant avec aisance les stĂ©rĂ©otypes du pirate sanguinaire : en Barbe-Noire, il est parfait, dĂ©licieusement haĂŻssable. On retrouve Ă©galement avec plaisir Geoffrey Rush (Barbossa) qui, trop rare au cinĂ©ma, est encore une fois excellent : la jambe de bois en plus (une allusion au cĂ©lĂšbre Long John Silver), on sent que son personnage a encore pris de l’ampleur. Eternellement le meilleur ennemi de Jack, le cĂ©lĂšbre duo de capitaines dĂ©jantĂ©s mĂšne une nouvelle fois une joute verbale et physique, pour notre plus grande joie. La scĂšne la plus mĂ©morable et la plus rĂ©ussie du film demeure le passage des SirĂšnes : Ă  la fois inquiĂ©tant, romantique Ă  souhait et d’une beautĂ© visuelle Ă  couper le souffle, ce moment est d’une Ă©lĂ©gance et d’une angoisse rares, portĂ© par le charme envoĂ»tant de la reine des SirĂšnes Tamara (interprĂ©tĂ©e par Gemma Ward)
 Cette scĂšne Ă  tout pour s’inscrire dans les passages cultes de la saga, au mĂȘme titre que la transformation des pirates en squelettes dans le premier, le combat dans la roue du deuxiĂšme et la bataille finale du troisiĂšme. En parlant de SirĂšne
 On retrouvait sous les Ă©cailles de l’une d’entre elles une jeune actrice française mĂ©connue : Àstrid BergĂšs-Frisbey dans le rĂŽle de
 Syrena ! Pas trĂšs original comme nom certes mais, Ă  la dĂ©charge du scĂ©nariste, sirĂšne se dit Mermaid en anglais. Difficile pour lui d’imaginer que la version française « Syrena la SirĂšne » ne sonnerait pas aussi bien que « Syrena the Mermaid ». Enfin passons. Le couple de Philipp et Syrena (formĂ© par Àstrid BergĂšs-Frisbey et Sam Claffin) devait remplacer celui, trĂšs populaire, de Will Turner et Elisabeth Swan. Et si le scĂ©nario pĂȘche sous certains aspects, c’est bien celui-lĂ  : le couple du missionnaire et de la SirĂšne n’a pas le charisme de celui formĂ© par le forgeron et sa jeune noble intrĂ©pide. Il y aurait beaucoup Ă  redire sur leur histoire, trop « conte de fĂ©es » et fade pour apparaĂźtre comme Ă©tant crĂ©dible, surtout face au couple, sensuel et exotique, de Jack et d’Angelica. Leur utilitĂ© en elle-mĂȘme peut-ĂȘtre remise en question. Et le pire, c’est que le couple de jeunes comĂ©diens talentueux et sĂ©duisants qui l’interprĂšte n’y est pour rien : le scĂ©nario n’a pas prĂ©vu de leur laisser prendre de l’ampleur et ainsi, ils finissent par s’enliser, trop niais. CĂŽtĂ© BO, on retrouve une nouvelle fois l’irremplaçable Hans Zimmer qui, lui aussi, parvient Ă  donner un nouveau souffle Ă  la saga grĂące Ă  son alliance avec un talentueux duo : Rodrigo Y Gabriela. Les musiques, plus poussĂ©es, plus variĂ©es, sont d’une force incroyable et accompagnent le film sans se laisser distancer par les images (prouesse que le secret du Coffre Maudit n’était pas parvenue Ă  rĂ©aliser). Ainsi, ce dernier pirate est un vĂ©ritable divertissement, Ă©lĂ©gant, palpitant, riche en rebondissement et en action. Le casting tient ses promesses (enfin presque), le rĂ©alisateur entraĂźne dĂ©jĂ  les spectateurs vers une nouvelle trilogie aussi passionnante que la premiĂšre.

 

 

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