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Cin'express : Le Chaperon Rouge

đŸŽ„ Cin’express : Le Chaperon Rouge đŸŽ„

🎬 de Catherine Hardwicke

⭐ avec Amanda Seyfried · Gary Oldman · Shiloh Fernandez · Max Irons

🗓 Sortie : 20 avril 2011


Le film vĂ©hicule une - grosse - part de clichĂ©s... Que voulez-vous, le public visĂ© est clairement celui des adolescents amateurs de Vampires alors, difficile d'y couper ! Certains dialogues sont d'une niaiserie affligeante : est-ce dĂ» Ă  la traduction française ? Si oui, ceux qui ont fait la transcription mĂ©riteraient un procĂšs ! Parfois, les effets spĂ©ciaux laissent Ă  dĂ©sirer : les apparitions du loup-garou sont peu convaincantes et la voix prĂȘtĂ©e Ă  l'animal est digne d'un film TV horrifique Ă  petit budget ! Ajoutons Ă  cela que les chansons du film (pas la musique en elle-mĂȘme) ne sont pas appropriĂ©es la plupart du temps... Alors que reste-t-il au dernier film de Catherine Hardwicke ? Tout d'abord, ce Chaperon Rouge a aussi sa part de surprises. Les deux acteurs masculins principaux Shiloh Fernandez (jusque lĂ  inconnu, tĂ©nĂ©breux et vaguement inquiĂ©tant) et Max Irons (tout aussi inconnu en France, dont le personnage marque une progression tout au loin du film) sont la vĂ©ritable trouvaille de Catherine Hardwicke. Le trio amoureux (Henry, Peter, ValĂ©rie) fonctionne mieux que dans Twilight pour la bonne raison que l'hĂ©roĂŻne sait ce qu'elle veut. Pas d'attente inutile donc : son choix est clair, elle est dĂ©cidĂ©e et fera tout pour Ɠuvrer dans ce sens. Une femme moderne donc, la sublime Amanda Seyfried tient ici toutes ses promesses ! A tout niveau, le casting est excellent : de Julie Christie dans le rĂŽle de la MĂšre-Grand, sombre et mystĂ©rieuse, Ă  Gary Oldman en prĂȘtre fanatique, tous les acteurs ont bel et bien trouvĂ© leur place. Amanda Seyfriend en tĂȘte : car qui aurait pu mieux porter le personnage de ValĂ©rie Ă  son sommet ? Diaphane et fragile, comme perdue dans sa longue cape rouge, elle cache en rĂ©alitĂ© un tempĂ©rament de feu et une endurance Ă  toute Ă©preuve. La relation du couple Shiloh/Amanda est physique et sensuelle, aventureuse et dĂ©fendue. La scĂšne de la danse est une rĂ©ussite Ă  tout niveau : la jalousie, la sensualitĂ© et la provocation qui s'en dĂ©gage sont perceptibles. Innovatrice aussi : pour Ă©veiller la jalousie de Peter, ce n'est pas avec son autre prĂ©tendant, Henry, que ValĂ©rie se livre Ă  une danse langoureuse. Mais bel et bien avec une autre femme (la marque de Hardwicke est ici bien visible, un vague rappel de sa pĂ©riode Thirteen en quelque sorte) ! Le travail rĂ©alisĂ© sur les dĂ©cors est tout simplement extraordinaire : parachutĂ© dans un dĂ©cor blanc Ă  couper le souffle, le spectateur dĂ©couvre un univers feutrĂ© et immaculĂ© bientĂŽt dĂ©vastĂ© par le Loup. La lumiĂšre, la couleur, sont travaillĂ©es Ă  l'extrĂȘme et apportent Ă  certaines scĂšnes tout leur cĂŽtĂ© mystique. Un bon point pour les costumes et le dĂ©nouement... La fin se dĂ©tache une bonne fois pour toute des contes de fĂ©es. Alors, si Catherine Hardwicke est loin du Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton ou des FrĂšres Grimm de Terry Gilliam, on ne peut que saluer sa mise en scĂšne, son goĂ»t de l'esthĂ©tique et son excellent soin de casting. A voir dans son salon entre amis plutĂŽt qu'au cinĂ© donc.